Le Maroc « pays pivot » pour la Chine

Le Royaume du Maroc « pays pivot » pour la Chine




L’attractivité du Royaume du Maroc et sa position géostratégique en font un pays pivot pour la Chine, à travers son projet de nouvelles routes de la soie, souligne le magazine français le Point.





Selon le magazine français, « le Maroc a renforcé ces dernières années sa position de porte d’entrée vers l’Europe et l’Afrique. Ce qui n’a pas échappé à la Chine qui démontre un intérêt économique de plus en plus important pour le Royaume ». « De par sa position géostratégique, le royaume s’est positionné comme le point d’entrée des investissements européens en Afrique.

Son port, Tanger Med, est entré dans le top 25 mondial des hubs portuaires et est troisième en termes de connectivité derrière Shanghai et le Panama. Et cela n’a pas échappé à la Chine », écrit le Point au lendemain de la signature par Rabat et Pékin de la convention relative au Plan de la mise en œuvre conjointe de la Ceinture et de la Route. Depuis 2016, et la deuxième visite en Chine du Roi Mohammed VI, le Maroc et la Chine ont renforcé leur partenariat sur tous les plans diplomatique, culturel et surtout économique, relève le magazine.




Les deux pays ont augmenté le volume de leurs échanges commerciaux. « Le Maroc est même devenu le premier pays du Maghreb à rejoindre, en novembre 2017, le grand projet de nouvelles routes de la soie qui vise à améliorer les liaisons commerciales entre l’Asie, l’Europe, l’Afrique et même au-delà par la construction de ports, de voies ferrées, d’aéroports ou de parcs industriels », souligne le Point dans un article sous le titre « Le Maroc, acteur clé pour la Chine au Maghreb ».

Selon le magazine français, qui cite l’Ecole de guerre économique (EGE), « la position géographique du Maroc, entre l’Afrique et l’Europe, sa capacité à fournir une main-d’œuvre qualifiée, ses infrastructures et sa logistique ainsi que sa stabilité inégalée dans la région peuvent expliquer l’intérêt de la République Populaire de Chine pour le Royaume. »




Et de souligner que cet intérêt « se reflète également dans les chiffres ». Ainsi, les échanges bilatéraux ont enregistré une croissance de 50 % ces cinq dernières années, de 4 milliards de dollars (3,5 milliards d’euros) en 2016 à 6 milliards de dollars en 2021 et plus de 80 projets d’investissements chinois sont en développement au Maroc.

Le magazine rappelle également qu’en juillet dernier, Rabat et Pékin ont franchi un nouveau cap en signant des conventions dans le domaine de la santé, particulièrement dans le cadre de la pandémie de coronavirus covid-19 avec la fabrication et la mise en seringues du vaccin anti-Covid-19 Sinopharm, sur place. « Ce qui n’était qu’une étape avant la signature de nouvelles conventions qui visent, cette fois, une implication plus grande du Royaume du Maroc dans le projet de la ceinture et de la route », estime la publication.