Climat: le Royaume-Uni ne compte pas soulever l’intégration du Sahara dans les projets de coopération avec le Maroc

Climat : Le Royaume-Uni ne compte pas soulever l’intégration du Sahara dans les projets de coopération avec le Maroc




En juin 2021, le Maroc a soumis sa nouvelle Contribution Déterminée au niveau National (CDN) au secrétariat exécutif de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC), avec un nouvel objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) de 45,5 % d’ici 2030.

Cette Contribution Déterminée au niveau National actualisée, a été largement saluée lors de la COP26 de Glasgow, notamment par la secrétaire exécutive de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique, Patricia Espinosa, et le président de la COP26, Alok Sharma.

Ils ont en effet salué les efforts déployés par le Maroc pour mettre à jour sa contribution tout en relevant le niveau d’ambition de réduction des émissions de gaz à effet de serre, d’une part, et en intégrant l’adaptation et le renforcement de la résilience des secteurs les plus vulnérables, d’autre part.

La nouvelle Contribution Déterminée au niveau National porte notamment sur la stratégie énergétique ambitieuse du Royaume, basée essentiellement sur la montée en puissance des énergies renouvelables, sur l’efficacité énergétique et l’intégration régionale.




Elle comporte également des mesures relatives aux émissions et des procédures d’atténuation dans le Sahara marocain.

Dans ce sens, le ministre d’État chargé du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord au bureau des Affaires Etrangères, du Commonwealth et du Développement International du Royaume-Uni, James Cleverly, a assuré que le Royaume-Uni ne compte pas soulever l’intégration du Sahara dans les projets de coopération bilatérale en matière de changements climatiques.

« Le Royaume Uni n’a pas l’intention de soulever la question de l’inclusion du Sahara dans les projets de coopération et d’investissement relatifs aux changements climatiques« , a-t-il répondu à une question à ce propos.

Il a à cet égard précisé que « le gouvernement britannique a travaillé en étroite collaboration avec le Maroc pour relever l’ambition climatique mondiale avant la COP26 de cette année », notant que le Maroc, qui a accueilli la COP22, « est considéré comme l’un des leaders africains sur le changement climatique, en particulier sur les énergies renouvelables ».




« Le Royaume-Uni soutient le travail de la Banque mondiale avec le Maroc sur la réduction du charbon, à travers le Programme d’assistance à la gestion du secteur énergétique (ESMAP) », a-t-il ajouté.

À noter que lors de son intervention devant le sommet mondial des leaders sur l’accélération de l’innovation et du déploiement des technologies propres, dans le cadre de la COP26, le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, avait indiqué que l’engagement du Maroc dans une dynamique de transition énergétique est un choix politique volontariste porté au plus haut sommet de l’État par le Roi Mohammed VI.

« C’est un processus amorcé il y a plus d’une décennie, et dans la continuité de ces efforts et en vue d’accélérer la transition énergétique, plusieurs mesures sont entreprises pour développer la biomasse-énergie, les énergies marines, et l’hydrogène », a-t-il fait savoir.

En matière d’innovation, le Royaume s’est doté d’infrastructures de recherche et d’innovation à la pointe de la technologie dans le domaine des énergies propres, afin d’accompagner cette transition énergétique, avait également souligné le Chef de gouvernement.