José Manuel Albares n’a pas réussi à résoudre la crise avec le Maroc, dénonce le PP

José Manuel Albares n’a pas réussi à résoudre la crise avec le Royaume du Maroc, dénonce le Parti populaire




Après six premiers mois passés à la tête du ministère des Affaires étrangères, de l’Union Européenne et de la coopération, José Manuel Albares n’a pas réussi à régler la crise avec le Royaume du Maroc. C’est le constat fait par la responsable du Parti populaire, Valentina Martínez, qui ne cache pas son «  énorme déception ». Dans une interview qu’il a accordé à Europa Press, Valentina Martínez regrette le statu quo constaté dans les grandes questions de politique étrangère, notamment les relations avec le Royaume du Maroc, l’Algérie et les États-Unis, depuis l’arrivée de José Manuel Albares. « J’aimerais dire le contraire », mais « l’Espagne d’aujourd’hui n’est pas respectée à l’étranger », déplore-t-elle, soulignant que Sánchez et José Manuel Albares « ne se font pas respecter » et n’ont pas d’agenda ou de stratégie claire.




Valentina Martínez note l’absence de progrès dans la résolution de la crise diplomatique avec le Royaume du Maroc. Pourtant, après sa nomination en juillet dernier, José Manuel Albares avait demandé « du temps et de la discrétion pour résoudre la crise et nous a dit qu’il savait très bien comment il devait le faire », rappelle la députée qui constate à l’arrivée que les lignes n’ont pas bougé. « L’ambassadrice du Royaume du Maroc à Madrid n’a toujours pas rejoint son poste et les frontières sont toujours fermées », déplore-t-elle. Le Parti populaire avoue ne pas avoir de solution magique pour résoudre la crise avec le Royaume du Maroc, mais estime que le ministre des Affaires étrangères devrait changer de fusil d’épaule parce qu’à l’évidence, « ce qui se fait actuellement, ne fonctionne pas ».




« Le gouvernement doit prendre cette question au sérieux », ajoute Valentina Martínez, insistant par ailleurs sur l’importance des relations avec l’Algérie et la nécessité de garantir l’approvisionnement en gaz depuis ce pays. Le ministre « a démontré son incapacité à avoir de bonnes relations avec ses équipes et son peuple » et « cela ne facilite pas le dialogue avec les autres ministres », indique Valentina Martínez, soulignant par exemple qu’il n’a toujours pas rencontré son homologue marocain, Nasser Bourita. Malgré tout, Valentina Martínez espère que la situation va évoluer positivement dans les mois à venir. C’est pourquoi elle demande à José Manuel Albares de « mettre fin à la propagande » et de « prendre la politique étrangère au sérieux ».