Algérie: Tebboune et Chengriha ciblent le Maroc lors d’une cérémonie officielle

Algérie : Tebboune et Chengriha ciblent le Maroc lors d’une cérémonie officielle




Mardi 18 janvier, le président algérien a été l’invité du chef de l’armée Said Chengriha. À cette occasion, et devant un parterre de hauts officiers militaires, Abdelmadjid Tebboune et son hôte ont prononcé des discours riches en messages et menaces destinés au Royaume du Maroc. Après avoir mis en garde l’opposition qui réclame plus de démocratie et de liberté d’expression, l’enjoignant à s’exprimer «dans le respect et la bienséance», le chef de l’Etat a décoché plusieurs flèches en direction du royaume. «Notre souveraineté dérange certaines parties. Nous poursuivrons notre chemin avec une volonté inébranlable pour que l’Algérie retrouve la place qu’elle mérite.




Ceci au plan régional et international, avec l’appui de notre armée» a-t-il martelé. Et de lancer sur un ton menaçant : «Gare à celui qui agresse l’Algérie.» Dans son discours, le président a réitéré son rejet le plus catégorique au recours à l’endettement extérieur, sous prétexte que «cela hypothéquera notre souveraineté, nos décisions et notre liberté à défendre des causes justes, à leur tête celles du Sahara occidental et de la Palestine». Une ligne politique déjà défendue par le chef de l’Etat, en mai dernier, lors d’une interview accordée à la presse algérienne. «Lorsqu’on emprunte auprès de banques étrangères, on ne peut parler ni de la Palestine ni du Sahara Occidental», avait-il alors indiqué.




Le chef de l’armée Said Chengriha a embrayé sur le ton menaçant du président algérien Abdelmadjid Tebboune. «Les desseins des ennemis du pays seront voués à un échec total», a-t-il prédit. Et d’expliquer que «devant l’impossibilité de la concrétisation de leur desseins, les ennemis ont eu recours à l’intensification des campagnes hostiles à notre pays, visant à entraver ses efforts louables en direction des peuples opprimés et en faveur des causes justes». Le Royaume du Maroc et Israël sont agités comme principaux épouvantails extérieurs par le pouvoir algérien, afin de détourner l’attention de la population suite au Hirak et autres problèmes de l’Algérie.