Maroc: les hôpitaux gangrenés par la corruption

Maroc : les hôpitaux gangrenés par la corruption




Le secteur de la Santé serait l’un des domaines les plus affectés par la corruption au Maroc.

Dans le public comme dans le privé, le phénomène a atteint un niveau inquiétant, suscitant des inquiétudes chez les Marocains.

Dans la plupart des établissements sanitaires, la corruption dépasse les limites imaginables. Les clients sont quotidiennement malmenés par des agents, insatiables et avides de richesses mal acquises.

Dans une enquête menée par le quotidien Assabah, il ressort que dans certains hôpitaux publics et cliniques privées, des professionnels de la santé sans scrupules n’hésitent pas à faire le commerce de la santé des citoyens, ignorant tous les codes d’honneur de leur profession.

Toutefois, souligne l’enquête, il n’est pas généralisé.

La conscience professionnelle reste encore de mise dans beaucoup de formation sanitaire.




Dans le secteur public, le journal pointe du doigt l’extorsion de fonds à différents niveaux.

Cela commence par l’agent de sécurité à l’entrée, qu’il faut soudoyer pour éviter de faire la file et donc gagner un temps précieux.

Si un citoyen veut consulter un médecin, il doit payer rubis sur l’ongle son droit de passage. S’il ne le fait pas, il sera abandonné.

Concernant le secteur privé, tout est payant et cela peut être acceptable dans une logique de marché, sauf que se faire arnaquer et payer une partie de la facture au « noir » ne l’est pas. A cela s’ajoute des pots-de-vin pour bénéficier des soins en priorité.

Le journal cite par exemple le recours immédiat à la chirurgie en cas d’accouchement dans le privé.

Pratiquement toutes les cliniques proposent d’emblée l’accouchement par césarienne, même si l’état de la mère et du bébé ne le justifie nullement.