Plus de 1,7 milliard de personnes touchées par la tragédie de Rayan

Observatoire des Opinions Publiques Numériques : Plus de 1,7 milliard de personnes touchées par la tragédie du petit Rayan




Le tragique destin du petit Rayan, mort après être tombé dans un puits, a fait le tour du monde et suscité une solidarité sans précédent. Le triste incident a déclenché un «phénomène numérique » d’une ampleur internationale, selon l’Observatoire des Opinions Publiques Numériques. 

L’Observatoire des Opinions Publiques Numériques a analysé l’empreinte numérique de l’accident qui a coûté la vie au petit Rayan, du 1er février au 7 février 2022. 

En effet, cet incident dramatique a suscité une grande attention de la part des médias du monde entier, qui ont accompagné l’opération de sauvetage depuis son début à travers des reportages directs sur les lieux, où ils ont loué les moyens logistiques déployés par les autorités marocaines pour tenter de sauver l’enfant.

 Selon l’étude, dans le monde, plus de 127.000 publications ont été partagées, touchant plus de 1.7 milliard de personnes en seulement 4 jours. 

« L’intérêt des internautes pour ce dramatique sujet, a réellement commencé le 3 février. À partir de ce jour-là, le sujet n’a fait que prendre de l’ampleur.




Ceci pour atteindre son apogée le samedi 5 février », fait valoir l’Observatoire des Opinions Publiques Numériques. Le taux d’interaction de 3.5 % montre également le fort intérêt des internautes pour le sujet.

« Les réseaux sociaux sont encore +le moteur+ du phénomène. Facebook est encore une fois, la plateforme la plus puissante aussi bien en publications qu’en nombre de personnes touchées », précise la même source. 

Quant à l’analyse des langues, elle montre clairement l’ampleur internationale provoquée par le sujet.

L’arabe reste la langue dominante, particulièrement parce que le Maroc est fortement présent, mais également grâce à la portée des influenceurs arabophones du Qatar et des Émirats Arabes Unis. L’anglais, le français, l’espagnol et le portugais représentent également plus de 40% des publications.

Ce malheureux accident montre encore une fois que les réseaux sociaux comme Facebook, jouent un rôle d’ordre social et culturel supra-ordonné, capable de gérer et de réguler des émotions collectives majeures.





« Cet exemple s’articule bien avec la récente notion de « conscience collective virtuelle », forme de connaissance catalysée par les médias sociaux et partagée par une pluralité d’individus », précise l’étude.