Le Maroc, un modèle sur lequel le partenariat UE-UA peut se construire

Le Maroc, un modèle sur lequel le partenariat UE-UA pourrait se construire




La projection multiforme du Royaume du Maroc sur le continent africain présente à juste titre une pointe et un modèle innovant et pragmatique sur lequel le partenariat Union européenne-Union Africaine pourrait utilement se construire, écrit le portail d’actualités en ligne EUReporter, basé à Bruxelles.





Dans un article intitulé « Maroc : jouer un rôle clé dans la région », publié à la veille du 6ème Sommet Union Européenne-Union Africaine, prévu jeudi et vendredi à Bruxelles, le portail relève que l’expérience acquise par le Royaume du Maroc pourrait servir de plate-forme modèle pour l’ensemble du partenariat Europe-Afrique, notant qu’ « en l’érigeant en pôle régional, l’Union Européenne pourrait développer une stratégie africaine plus en phase avec la réalité du terrain, en s’appuyant sur l’expérience reconnue des entreprises et banques marocaines en Afrique ».

Pour la plate-forme d’information multimédia européenne qui a publié cet article en plusieurs langues, il est temps pour l’Union Européenne et l’Afrique de construire des complémentarités efficaces entre les initiatives promues par les États membres, faisant observer que dans sa dimension régionale, le partenariat Maroc-Union Européenne est incontestablement un modèle, peut-être l’une des interactions euro-africaines les plus avancées et les plus réussies.




« Tant par sa proximité avec l’Union européenne, forgée au cours de plus de 50 ans de coopération et de dialogue, que par son engagement et son ancrage dans son continent africain, le Maroc est à la croisée de toutes les voies du partenariat Union Européenne-Union Africaine », explique-t-on, ajoutant que les pays africains, le Maroc en tête, soutiennent que le partenariat doit aller au-delà des réunions et des déclarations politiques pour s’impliquer davantage dans des actions concrètes et tangibles qui répondent aux attentes des citoyens.

Qu’il s’agisse des énergies renouvelables, de l’industrialisation, du soutien à l’autonomisation des jeunes ou de la migration, il ne s’agit pas de hiérarchiser les objectifs, mais de les poursuivre ensemble, soutient le média en ligne, qui met entre autres l’accent sur l’engagement du Royaume dans le développement des énergies renouvelables.

L’Union européenne pourrait soutenir le renforcement de la capacité énergétique du Maroc en créant des pôles régionaux dans cette zone, une sorte de « hub électrique régional » en Afrique, inspiré du réseau « Nord-Pool », qui existe au nord de l’Europe, et pourrait également combiner l’expertise de l’Europe et du Maroc dans le domaine des énergies renouvelables pour accélérer l’électrification, notamment des zones rurales en Afrique, suggère-t-il.




Par ailleurs, poursuit le portail, « l’expérience du Maroc en matière de développement de l’agriculture et de la pêche durable, intéresse plusieurs pays africains.

Nombre d’entre eux ont bénéficié de l’expertise du Maroc, notamment en termes d’appui aux secteurs inclus dans le cadre de la coopération avec l’UE. Il existe un potentiel d’expertise à mettre au service du partenariat tripartite Union européenne-Maroc-Afrique ».

Il cite, à cet effet, l’initiative pour l’Adaptation de l’Agriculture Africaine (AAA) proposée par le Royaume du Maroc, qui a été adoptée au niveau continental, laquelle initiative a été annoncée par SM le Roi Mohammed VI à l’ouverture du « Sommet de l’action africaine 2016 », tenu à Marrakech en marge de la COP 22.

La plateforme médiatique jette en outre la lumière sur le nouveau modèle marocain de développement, qui est une « étape majeure », en ce sens qu’il a généré un projet fédérateur authentiquement marocain, basé sur une approche participative et inclusive, relevant que le Royaume du Maroc et l’Union Européenne ont la capacité de travailler main dans la main sur des questions stratégiques telles que la délocalisation industrielle et la coproduction.




« L’intérêt de l’Europe dans le cadre de sa politique de délocalisation industrielle, en cours de développement, n’est pas de se limiter à son périmètre purement géographique.

La pandémie a révélé des faiblesses qui obligent l’Europe à repenser sa stratégie de production industrielle », souligne-t-elle, estimant que dans ce contexte, l’Europe gagnerait à impliquer des partenaires africains.

« Là encore, l’expérience du Maroc avec de nombreux groupes européens dans l’industrie et les hautes technologies (automobile, aéronautique, câblage, etc.), est un capital à faire fructifier », argumente l’auteur de l’article, rappelant le lancement par le Maroc, le 27 janvier dernier, d’une nouvelle unité industrielle dénommée « SENSYO PHARMATECH ».

« Il s’agit ni plus ni moins de la naissance d’un hub africain d’innovation biopharmaceutique aux portes de l’Europe.

Les bénéfices pour l’Afrique et l’Europe sont considérables, en termes de contribution à la santé et de souveraineté vaccinale », souligne EUReporter.