Libye: des mineurs marocains détenus dans un centre pour migrants

Libye: des mineurs marocains parmi les détenus d’un centre pour migrants à Tripoli




L’ONG Libyan Crimes Watch (LCW) a rendu public, cette semaine, un rapport sur le centre de détention Al Maya, situé à l’Ouest de Tripoli, où des migrants de différentes nationalités sont détenus dans des conditions déplorables, sous la supervision de l’un des organes du ministère libyen de l’Intérieur.

Selon les témoignages des détenus, il y aurait entre 1 500 et 1 700 migrants à l’intérieur du centre, parmi lesquels environ 50 enfants.

L’ONG libyenne précise qu’il s’agit, entre autre, de 30 enfants égyptiens et 14 enfants marocains.

«Il existe une section séparée pour les femmes sur laquelle il n’y a aucune information.

Le centre accueille des migrants de différentes nationalités, dont la plupart sont égyptiens, soudanais, marocains, syriens, nigérians et sénégalais», explique-t-elle encore.

L’une des victimes a raconté les mauvaises conditions de détention à l’intérieur du lieu.




L’ONG libyenne note qu’il n’y avait pas de couvertures ni de matelas pour dormir, et que tout le monde dormait par terre, souffrant du froid et de difficultés respiratoires dues à une mauvaise ventilation et à la surpopulation.

Ce centre de détention contiendrait cinq toilettes que les mineurs doivent partager avec les détenus adultes, dénonce le rapport publié sur le site de l’ONG.

Celle-ci revient notamment sur le décès de trois migrants de nationalité marocaine annoncé en janvier dernier, en précisant avoir contacté la famille de l’une des victimes marocaines, qui avait expliqué qu’elle ne connaissait pas la cause exacte du décès et ne savait pas où le corps avait été transféré.

Après environ trois semaines, la famille a obtenu des informations indiquant que le corps se trouvait à la morgue de l’hôpital Al-Zahra, situé à la périphérie de Tripoli.

«La famille a demandé aux autorités marocaines de prendre des mesures pour rapatrier la dépouille de la Libye au Maroc, mais jusqu’à la date de la publication de ce rapport, les autorités marocaines n’ont pas encore donné suite à sa demande», explique l’ONG Libyan Crimes Watch.