Maroc: des producteurs inquiets des effets de la sécheresse sur les récoltes de cannabis

Maroc: des producteurs inquiets des effets de la sécheresse sur les récoltes de cannabis




L’Exécutif soucieux face à la situation critique causée par le stress hydrique dans les champs agricoles a été appelé à se préoccuper également d’un secteur qui, jusqu’à ces derniers temps, était qualifié de tabou avant d’être réglementé à coup d’articles de loi, le cannabis et ce à la demande des producteurs qui s’inquiètent des effets de la sécheresse sur leurs récoltes.

Ainsi le nord du Royaume où la production de cette denrée (cannabis) trouve ses racines et grains est, au même titre que les autres provinces du royaume, en proie à un coup de chaud qui risque de lui nuire.

Aussi et à l’instar des d’autres agriculteurs des régions marocaines, dans les montagnes du Rif, il a été décidé de sauver le soldat cannabis. En attendant, les cultivateurs de chanvre indien ou cannabis anticipent à coup de bricolage en l’absence de pluie sur leurs cultures agricoles, d’autant plus que la saison en cours n’augure rien de bon.

À cet égard, les agriculteurs de la région qui vivent dans la crainte d’une saison sèche et donc à l’absence de précipitations qui impactera sans aucun doute leur rendement en chanvre ou cannabis, une culture qui nécessite soins continus et un approvisionnement constant en eau, lancent un SOS à l’endroit de l’Exécutif.




Mohamed About, responsable de l’Association Rif Mountain (Ligue de Jibel Rif), a déclaré que l’absence de pluie et de neige affecte négativement la saison agricole en cours dans le Royaume.

Il a ajouté : « La région des montagnes du Rif ne fait pas exception. Elle est également directement affectée par l’absence de précipitations ». Ces zones dépendent principalement de l’agriculture de chanvre, qui est donc une ressource majeure pour la population locale.

Mohamed About a indiqué que « l’agriculture dans les montagnes du Rif est différente du reste des régions du Maroc, du fait de la nature du terrain et du temps froid qui y sévit ». Il a en outre précisé que la saison des labours débutait dans les montagnes du Rif en mars, contrairement au reste des zones nationales qui commencent le processus de labour avec le début de l’hiver.

La raison en est, a ajouté About, que « les montagnes du Rif sont relativement élevées et situées au nord du Royaume et donc connaissent en fonction de la météorologie des saisons des chutes de neige plus ou moins appropriées.




Mars en devient de facto, le mois le plus indiqué pour le début de la saison des labours ». Il a déclaré à cet égard que le « retard dans ces zones oblige la population à dépendre de l’irrigation au lieu de la pluie, car l’agriculture est encore en cours de maturité tout au long des mois d’été ».

Et d’ajouter que la plupart des zones dépendent d’une culture « de qualité », et dont les soins diffèrent du reste des autres cultures. Il a expliqué que « les agriculteurs ici dépendent des sources d’eau, des vallées et des puits pour l’irrigation », qui sont alimentés par la pluie et les chutes de neige pendant l’hiver.

Mohamed About a indiqué que les montagnes du Rif se distinguent par l’abondance de sources et d’eaux souterraines qui sont alimentées par les pluies et les chutes de neige en saison hivernale, et qui constituent un stock que les agriculteurs exploitent en été.

Cette région se caractérise en effet par une pléthore de sources et d’eaux souterraines, aussi avec moins de précipitations en hiver, elle aura moins d’eau en été, d’où un impact direct et parfois négatif sur la saison agricole.