Guerre en Ukraine: les principales réactions internationales après l’attaque russe

Guerre en Ukraine: Les principales réactions internationales après l’attaque russe




La Russie est désormais entrée sur le territoire ukrainien et défie toutes les mises en gardes internationales.

La situation s’est fortement dégradée dans la nuit de mercredi à jeudi en Ukraine après que le président russe, Vladimir Poutine, ait donné le coup d’envoi de la « guerre » lancé contre Kiev.

Les réactions mondiales n’ont pas tardé à condamner cette offensive russe. La menace militaire russe contre le monde occidental et le monde entier de manière générale est de plus en plus palpable pour les dirigeants des grandes puissances.

Malgré la médiation et les tentatives de résonner le président russe Vladimir Poutine, la machine russe a commencé son invasion de l’Ukraine.

Alors que le Kremlin a nié son intention de mener toute opération militaire contre l’Ukraine, la réalité a démontré que les plans de Moscou dès le départ, étaient de prendre Kiev. Cette théorie est d’ailleurs soutenue par le Premier ministre britannique, Boris Johnson.

Jeudi, depuis l’annonce par Vladimir Poutine de l’ »opération militaire » en Ukraine qui s’est suivie d’explosions dans plusieurs villes ukrainiennes, les réactions outrées dans le monde ne se sont pas faites attendre.

La Russie dit avoir détruit les bases aériennes et la défense anti-aérienne.




Les séparatistes ukrainiens pro-russes ont affirmé avoir abattu un avion ukrainien dans l’Est du pays à Lougansk et avoir pris des zones dans l’Est ukrainien.

Kiev a reconnu avoir perdu deux régions. L’armée ukrainienne a affirmé de son côté, avoir abattu dans l’est du pays cinq avions et un hélicoptère de l’armée russe.

« Cinq avions et un hélicoptère de l’agresseur ont été abattus », a indiqué l’état-major de l’armée ukrainienne dans un communiqué. Plus tard, des forces terrestres russes sont entrées sur le territoire ukrainien, notamment depuis la Crimée annexée, selon les garde-frontières ukrainiens.

« Des véhicules militaires russes, y compris des blindés, ont violé la frontière dans les régions de Tcherniguiv (nord, frontière bélarusse), Soumy (nord-est, frontière russe), Lougansk et Kharkiv (est, frontière russe) » par le point de passage entre la péninsule et la partie continentale de l’Ukraine, ont indiqué les garde-frontières en publiant une vidéo sur laquelle on voit des véhiculés marqués de la lettre Z.

À ce stade, les forces ukrainiennes ont annoncé un bilan de 5 morts dans leurs rangs et une cinquantaine d’occupants russes après avoir repoussé une attaque contre la ville de Shchastia, située en première ligne avec des rebelles soutenus par Moscou.




Le Premier ministre japonais, Fumio Kishida, a affirmé que l’attaque russe en Ukraine « secoue les fondations de l’ordre international ».

Plusieurs réunions d’urgences ont été organisées dans différents pays, notamment en Grande-Bretagne, où Boris Johnson doit présider une réunion de crise après les « horribles attaques » de la Russie, un conseil de défense en France a été convoqué à 9h00 du matin, par le président Emmanuel Macron.

Le Kremlin va devoir « rendre des comptes », ont averti jeudi les chefs de l’UE, Charles Michel et Ursula von der Leyen, et les dirigeants des pays de l’UE devraient se réunir à Bruxelles jeudi soir à 19H00 GMT, pour discuter des sanctions « massives » contre Moscou à prendre.

« Nous condamnons fermement l’attaque injustifiée de la Russie contre l’Ukraine. En ces heures sombres, nos pensées vont à l’Ukraine et aux femmes, hommes et enfants innocents qui font face à cette attaque non provoquée et craignent pour leur vie », ont déclaré dans un texte commun partagé sur Twitter, les deux chefs des instances européennes.

« La France condamne fermement la décision de la Russie de faire la guerre à l’Ukraine », a réagi Emmanuel Macron, en appelant Moscou à « mettre immédiatement fin à ses opérations militaires ».




« La France est solidaire de l’Ukraine. Elle se tient aux côtés des Ukrainiens et agit avec ses partenaires et alliés pour que cesse la guerre », a-t-il ajouté sur Twitter.

Le Premier ministre italien Mario Draghi a qualifié de son côté, l’attaque russe sur l’Ukraine d’ »injustifiée et injustifiable », assurant que l’Union européenne et l’Otan travaillaient à une réponse immédiate.

« Le gouvernement italien condamne l’attaque de la Russie contre l’Ukraine. Elle est injustifiée et injustifiable. L’Italie se tient auprès du peuple et des institutions ukrainiennes en ce moment dramatique. Nous travaillons avec les alliés européens et de l’Otan pour répondre immédiatement, avec unité et détermination », a déclaré Draghi dans un communiqué.

Le gouvernement allemand a estimé que la guerre lancée par la Russie contre l’Ukraine est une « violation éclatante du droit international » et a menacé Moscou de « lourdes conséquences économiques.

« L’Allemagne condamne de la manière la plus ferme cet acte sans scrupules du président (Vladimir) Poutine », a indiqué le chancelier Olaf Scholz.

C’est « un jour terrible pour l’Ukraine » et « sombre » pour l’Europe toute entière. « Cette attaque aura de lourdes conséquences politiques et économiques pour la Russie », a menacé en parallèle son vice-chancelier et Ministre de l’Economie, Robert Habeck, dans un communiqué.




Aux États-Unis, même son de cloche, le président Joe Biden est attendu pour donner une déclaration plus tard dans la journée après une réunion.

« Le président Poutine a choisi (de lancer) une guerre préméditée qui entraînera des souffrances et pertes humaines catastrophiques », a dit Joe Biden dans un communiqué.

« La Russie, seule, est responsable de la mort et de la destruction que cette attaque provoquera », a-t-il insisté, assurant que « le monde exigerait des comptes de la Russie ».

Le conflit déclenché par la Russie en Ukraine « doit s’arrêter maintenant », a imploré le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, après une réunion en urgence du Conseil de sécurité.

De son côté, président ukrainien Volodymyr Zelensky, dont le pays est victime de cette guerre lancée par la Russie a réagi en affirmant que le monde doit créer « une coalition anti-Poutine » pour « contraindre la Russie à la paix ».

« Nous sommes en train de bâtir une coalition anti-Poutine », a déclaré Zelensky à l’issue d’entretiens notamment avec les dirigeants américain, britannique et allemand. « Le monde doit contraindre la Russie à la paix », a-t-il ajouté.