Le Maroc connaît sa pire sécheresse depuis 30 ans

Le Maroc connaît sa pire sécheresse depuis 30 ans




Le Royaume du Maroc connait sa pire sécheresse depuis plus de 30 ans, qualifiée d’« exceptionnelle par son intensité, son ampleur et sa durée », par le Professeur Mohamed Mastere, enseignant à l’Université Mohammed V de Rabat. S’appuyant sur les chiffres de la Direction de la météorologie nationale (DMN), l’enseignant, président de l’Observatoire National d’Études et Recherches sur les Risques (ONERR) a déclaré que jusqu’à ce mois, les précipitations ne représentent que 13% de la moyenne enregistrée en cette période. Dans un entretien avec la MAP, Mastere a fait savoir que le Maroc est frappé cet hiver par une aridité précoce et extrême, en raison de la faible pluviométrie de décembre-janvier, considérés comme « les mois les plus secs depuis l’an 2000. » Cette situation est préjudiciable à la sécurité alimentaire et affecte l’économie rurale dans son ensemble.




Ceci au vu de ses répercussions néfastes sur plusieurs secteurs porteurs, comme l’élevage, comme les agrumes et l’olivier, a relevé le professeur, attirant l’attention sur les incidences de cette situation sur la valeur des exportations. Par ailleurs, le stress hydrique est également bien défini au Maroc et se situe entre 1 000 et 1 700 mètres cubes d’eau douce disponible par personne et par an, a-t-il indiqué, soulignant que le royaume du Maroc devrait subir une grave pénurie à l’horizon 2030, d’après les projections de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), qui font état de moins de 1 000 m³. En soutien aux agriculteurs fortement touchés, le gouvernement a entamé, conformément à la volonté du roi Mohammed VI, le déploiement d’un programme exceptionnel doté de quelque 10 milliards de dirhams, afin d’atténuer les effets du déficit pluviométrique.