Les étudiants marocains encore bloqués en Ukraine vivent dans la crainte

Les étudiants marocains encore bloqués en Ukraine vivent dans la crainte




Après l’invasion russe, 9 000 étudiants marocains encore bloqués en Ukraine vivent dans la crainte.

Ils souhaitent rentrer au Royaume du Maroc, mais ils font face à de nombreuses difficultés.

Dans une déclaration à Hespress, Mohamed Ilyas Benfdil, responsable du bureau de conseil et d’orientation pour les études en Ukraine (SVIT OSVITI) a fait savoir que sur les 12 000 étudiants marocains en Ukraine, seulement 3 000 à 4 000 sont rentrés avant l’invasion russe et que ceux qui se trouvent encore sur le territoire ukrainien seraient entre 8 000 et 9 000 étudiants.

« Nous essayons de garder le contact avec les étudiants dans les différentes villes ukrainiennes ainsi qu’avec leurs familles au Royaume du Maroc.

Et nous avons mis en place des groupes d’étudiants et de parents pour examiner les démarches à suivre, en attendant les mesures que prendront les autorités marocaines », a-t-il assuré.

Mais « la situation est difficile, et l’espace aérien est fermé », ajoute Mohamed.




Depuis l’enclenchement de l’attaque militaire russe en Ukraine, le pays vit au rythme des bombardements.

Citoyens et ressortissants étrangers sont tétanisés par la peur.

Salma Elkiram, une étudiante marocaine de la ville de Kharkov dit qu’elle vit dans « la terreur » et qu’elle a senti les vibrations provoquées par les obus tombés près de sa maison.

« Nous n’avons même pas pu nous échapper jusqu’au métro où nous étions cachés », a-t-elle affirmé.

Elle ajoutera que « les étudiants marocains vivent dans une peur indescriptible et se réfugient avec les citoyens ukrainiens notamment dans les stations de métro ».

Salma a par ailleurs expliqué que les étudiants marocains se trouvent encore bloqués en Ukraine à cause de certaines procédures administratives.

Les établissements que bon nombre d’entre eux fréquentent leur ont retiré leurs passeports pour non-paiement de l’ensemble des frais de scolarité.