(Vidéo) Assaut de Melilla: l’Espagne critique le Maroc

(Vidéo) Assaut de Melilla: l’Espagne critique le Maroc




La tentative d’entrée de quelque 2500 migrants, en très grande majorité d’origine subsaharienne, à Melilla, dans la journée du mercredi 2 mars, est vue d’un mauvais œil de la part des autorités espagnoles. Certains responsables politiques y voient la passivité du Maroc et la pression exercée par le gouvernement marocain. Un responsable politique cité par la Vanguardia accuse le Maroc d’avoir intentionnellement permis l’assaut des migrants subsahariens au niveau de la frontière de Melilla en vue de « faire pression » sur l’Espagne à un moment où la relation entre les deux pays commençait à prendre une tournure positive. Alors qu’ils se trouvaient au mont Gourougou, sur les hauteurs de Nador, les migrants subsahariens ont attendu le moment opportun pour tenter de passer vers l’Espagne.




De « manière très coordonnée », les migrants ont commencé à se déplacer à 8h00 du matin pour arriver vers la barrière séparant le Maroc de Melilla vers 9h30. « Il est impossible que le Maroc n’ait pas détecté une colonne humaine de 2 500 personnes qui se déplace sur plus de 15 km », dénoncent des sources gouvernementales. Une passivité des autorités marocaines qui rappelle qu’en mai dernier, des milliers de personnes avaient réussi à traverser la frontière de Sebta sous l’œil complice des policiers marocains. On affirme que l’assaut d’hier était l’un des plus violents de ces dernières années. De ce fait, on dénombre 25 blessés parmi les agents de la Guardia Civil et 2 parmi les policiers.




C’est ce qu’a fait savoir une source policière sur place, selon laquelle les migrants avaient en leur possession des crochets, des bâtons et des vis sur leurs chaussures pour mieux s’accrocher aux barrières. Toutefois, les autorités locales reconnaissent à demi-mot l’intervention des agents de sécurité marocains, parmi lesquels on recense plusieurs blessés. La police marocaine en poste à la frontière s’est employée « à fond » pour contenir l’entrée irrégulière des migrants. Résultats de cet assaut : 491 personnes ont réussi à se rendre de l’autre côté de la frontière. Une fois sur place, ils se sont dirigés vers le centre dédié aux immigrés (CETI) pour faire une demande d’asile politique.