Maroc: les distributeurs de gaz butane en colère

Maroc : les distributeurs de gaz butane en colère




La flambée des prix du carburant et la concurrence déloyale dans le secteur ont fait réagir les distributeurs et dépositaires du gaz butane et propane au Royaume du Maroc.

Ils appellent les ministères concernés par la situation à réagir en urgence avant que la situation ne s’aggrave. Le syndicat national des distributeurs et dépositaires de gaz au Maroc appelle le gouvernement à se pencher sur la situation des professionnels du secteur du gaz butane et propane, confie Ahmed Nadif, secrétaire général du syndicat.

« Légalement, et au regard de l’État, nous ne sommes pas des distributeurs de gaz, mais des dépositaires. Lorsque j’ai atterri dans le secteur, j’ai trouvé que tous les professionnels ne faisaient pas que le dépôt, mais également de la distribution. Donc j’ai commencé à le faire aussi. Même la marge bénéficiaire (5 à 6 DH par bouteille de gaz) que nous a accordée l’État, elle nous a été donnée en tant que dépositaires et non distributeurs ».

Pour lui, la situation se gérait au mieux.




Mais avec « la flambée des prix des carburants, des pièces de rechange pour les véhicules de distribution, des huiles, pneumatiques, le SMIG », cela ne présage rien de bon selon le secrétaire général.

« Mais la marge de bénéfice des distributeurs, elle, n’a pas bougé. On souhaite donc que les départements en charge du secteur, notamment le ministère de la transition énergétique, du Transport et de l’Intérieur en plus de la présidence du gouvernement », confie Ahmed Nadif, qui souligne qu’une grève risque d’embraser le secteur si les difficultés que rencontrent les professionnels du secteur « ne sont pas prises au sérieux ».

Au Royaume du Maroc, le prix réel d’une bouteille de gaz de 12 kilos, utilisée par les Marocains, est de 130 dirhams. L’État subventionne chaque bouteille à hauteur de 90 dirhams. Les marocains paient 40 dirhams la bouteille de gaz de 12 kilos.

Selon le ministre délégué chargé du budget, Fouzi Lekjaa, la charge globale de cette subvention a augmenté de 60%. Elle est passée de 9 milliards de dirhams en 2020 à près de 14 milliards de dirhams en 2021.