(Vidéos) Genève: le représentant de l’Algérie s’en prend au roi Mohammed VI

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Le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU a organisé un débat urgent sur l’invasion russe en Ukraine.

Une occasion pour l’Algérie et le Maroc de se livrer à une nouvelle passe d’armes sur la question du Sahara.

Cette fois, les propos du représentant algérien ont été particulièrement violents et inédits dans pareilles circonstances.

Ce dernier s’en est violement pris au roi Mohammed VI et à la nature de la monarchie marocaine.

Il a estimé que «le représentant (le ministre marocain de la Justice, ndlr) de l’autoproclamé commandeur des croyants a consacré le tiers de son intervention à l’attaque de [son] pays, pour la simple raison que l’Algérie se montre attachée à la légalité internationale, solidaire d’un peuple qui refuse l’occupation et le fait accompli de la colonisation et qui demande depuis plus de quatre décennies l’organisation d’un référendum d’autodétermination».




Les attaques du diplomate algérien contre le roi Mohammed VI étaient si graves que même l’APS ne les a pas reprises dans sa dépêche réservée à la réponse de son gouvernement.

Et d’enchaîner en avançant que «ce Royaume faussement constitutionnel maquille ses bilans, y compris ceux des droits de l’Homme».

Des allégations auxquelles la délégation marocaine a immédiatement répliqué. «Le représentant de l’Algérie n’a aucune légitimité pour agir de la sorte, étant le porte-voix d’un régime répressif connu de part le monde par cette politique arbitraire, menée depuis des décennies», a riposté le représentant marocain.

Dans son réquisitoire, le diplomate marocain a pointé du doigt l’adoption, en 2021, d’une loi antiterroriste.




Selon le représentant marocain, cette loi antiterroriste «n’a servi qu’à réprimer les manifestants pacifiques du Hirak et à faire taire les défenseurs des droits de l’Homme».

Il s’est par ailleurs déclaré étonné de la «réhabilitation sans aucune procédure de justice» de hauts gradés de l’armée algériens condamnés auparavant à de lourdes peines d’emprisonnement.

Il se réfère au retour au pays de l’ancien ministre de la Défense, le général Khalid Nezzar, après un exil en Espagne, et la libération de l’ex-homme fort de l’Algérie le général Mohamed Mediène, alias Toufik.

Une preuve, selon le diplomate marocain, que les procès contre ces officiers répondaient à des «règlements de compte».