Une 3ème année sans Opération Marhaba serait « mortelle » pour Algésiras

Une troisième année sans Opération Marhaba serait « mortelle » pour Algésiras




Le Maroc a fermé ses frontières maritimes avec l’Espagne depuis bientôt deux ans, ce qui a empêché l’organisation de l’Opération Marhaba en 2020 et 2021.

La non tenue de cette opération en 2022 serait « mortelle » pour le port d’Algésiras par où transitent la plupart des Marocains d’Europe pour rejoindre le royaume en été.

Le Maroc a repris ses liaisons maritimes avec d’autres pays, mais pas avec l’Espagne.

Le trafic maritime de passagers avec les ports espagnols est suspendu depuis la survenue de la crise sanitaire, affectant les ports d’Algésiras et de Tarifa qui relient Tanger dans le cadre de l’Opération Marhaba.

Cette opération, qui n’a pu se tenir en 2020 et 2021, a engendré des pertes énormes (en termes économiques et d’emploi).




Cela a engendré des pertes non seulement pour les compagnies maritimes et les agences de voyage opérant dans la zone, mais aussi pour les hôteliers, les loueurs de voitures, les stations-service, etc.

L’Autorité portuaire de la baie d’Algésiras (APBA) a perdu à elle seule plus de 40 millions d’euros, soit 6,8 millions de passagers et 1,6 million de véhicules au cours de ces deux années.

Le port de Tarifa, lui, a perdu 3,2 millions de passagers et 414 000 véhicules.

Alors qu’en 2019, dernière année où s’est tenue l’Opération Marhaba, 3 340 045 passagers et 760 215 véhicules ont traversé le détroit via les ports espagnols, fait savoir El Confidencial.

En 2020 et 2021, le Maroc a exclu les ports espagnols de l’Opération Marhaba, préférant les ports de Sète en France et de Gênes en Italie.




« Le problème n’est plus sanitaire, puisque le transit est autorisé depuis d’autres ports européens.

Il s’agit aujourd’hui d’un conflit diplomatique et cela nous inquiète davantage », a déclaré Manuel Triano, président de l’association des agences de voyages du Port de Algésiras à Campo de Gibraltar, ajoutant qu’une troisième année sans Opération Marhaba serait « mortelle » pour l’emploi dans la région.

Pour l’Autorité portuaire de la baie d’Algésiras, la reprise des liaisons maritimes avec les ports du Maroc est la « priorité » des priorités cette année.

« Après ces deux années, la situation économique et de l’emploi est très préoccupante pour les entreprises du secteur.

Nous espérons une reprise rapide de l’activité dans un avenir proche », a souhaité le président Gerardo Landaluce.