Israël autorise les professeurs marocains à enseigner dans les universités palestiniennes

Israël autorise les professeurs marocains à enseigner dans les universités palestiniennes




Israël autorise les professeurs marocains à enseigner dans les universités palestiniennes de Cisjordanie. Quid des conditions?

Le Coordonnateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT) du ministère israélien de la Défense a adopté de nouvelles règles concernant les professeurs étrangers et les étudiants internationaux en provenance des pays ayant des relations diplomatiques avec Israël, y compris le Royaume-Uni, l’Union européenne, la Jordanie, l’Égypte, les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Royaume du Maroc, qui seront accueillis dans les universités palestiniennes de Cisjordanie.

Ces professeurs et chercheurs doivent avoir au moins un doctorat.

Ils doivent déposer une demande de visa auprès des consulats israéliens de leur pays avant de se rendre en Cisjordanie.

Le nombre de visas qui leur sera délivré ne dépassera pas 100. En tout, 150 visas seront délivrés aux étudiants internationaux qui souhaitent étudier dans les universités palestiniennes.




Le Coordonnateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT) et le ministère de la Défense auront le pouvoir de restreindre les matières académiques suivies par les étudiants internationaux, qui doivent également passer un entretien au consulat israélien dans le cadre de leur demande de visa, rapporte Haaretz.

Les étudiants ou les professeurs doivent recevoir une lettre d’invitation officielle auprès de l’Autorité palestinienne (AP).

La durée de validité du visa enseignants et étudiants est d’un an, avec possibilité de prolongation. Les professeurs peuvent enseigner pendant cinq années non consécutives au maximum, mais ils doivent quitter le pays pendant neuf mois après 27 mois d’enseignement, afin de se conformer à la réglementation israélienne.

Quant aux étudiants internationaux, ils peuvent rester quatre ans pour terminer leurs études supérieures ou postdoctorales.

Les professeurs et étudiants en provenance de Jordanie, d’Égypte, des Émirats arabes unis, de Bahreïn et du Royaume du Maroc, ne peuvent, eux, demander que des visas de courts séjour.