Parlement européen: commission d’enquête sur l’utilisation du logiciel espion Pegasus

Parlement européen: une commission d’enquête sur l’utilisation du logiciel espion Pegasus et autres logiciels de surveillance équivalents




Les eurodéputés ont voté, ce jeudi, la formation d’une «commission d’enquête sur l’utilisation du logiciel espion Pegasus et de logiciels de surveillance équivalents», indique le Parlement européen dans un communiqué.

Sa création a été approuvée par 635 voix pour, 36 contre et 20 abstentions.

La nouvelle instance, composée de 38 parlementaires, examinera «les violations supposées de la législation européenne, y compris par la Hongrie et la Pologne, concernant l’utilisation du logiciel de surveillance».

«La commission analysera les législations nationales existantes qui réglementent la surveillance, et vérifiera si le logiciel espion Pegasus a été utilisé à des fins politiques à l’encontre notamment de journalistes, de personnalités politiques ou d’avocats», poursuit la même source.




Et de préciser que la liste des membres de la commission sera annoncée lors de la prochaine session plénière du Parlement européen, prévue les 23 et 24 mars à Bruxelles.

Pour rappel, le Royaume du Maroc est pointé du doigt par Amnesty International et Forbidden Stories pour son utilisation présumée du logiciel israélien Pegasus pour espionner des journalistes et des activistes des droits de l’Homme.

Rabat a réagi à ces accusations en déposant, en août dernier, une plainte en diffamation contre les deux instances devant le tribunal correctionnel de Paris.

Le Royaume du Maroc a également porté plainte contre plusieurs médias européens membres du consortium Forbidden Stories, notamment le journal Le Monde, Radio France, Mediapart, le journal allemand Süddeutsche Zeitung et le journal L’Humanité.