Royal Air Maroc annonce une mauvaise nouvelle

Royal Air Maroc annonce une mauvaise nouvelle




Une éventuelle persistance de l’augmentation du prix du baril de pétrole — hausse provoquée par la guerre russo-ukrainienne — pourrait pousser Royal Air Maroc (RAM) à augmenter le prix de ses billets.

C’est du moins ce qu’affirme Ilham Kazzini, directrice du pôle commercial de la compagnie.

« Comme toutes les compagnies aériennes, c’est un sujet qui nous préoccupe, et que nous suivons avec attention. Ces derniers jours, l’augmentation du prix du baril a été forte et rapide.

Ça n’est pas une situation normale, nous espérons que le marché va se corriger de lui-même. Et que ce sujet ne va pas devenir le grain de sable qui vient enrayer la reprise.

[…] Si malheureusement la situation perdure, nous devrons sans doute augmenter les prix. Pour le moment, ça n’est pas le cas, car l’envie de voyage est si forte qu’elle nous permet de compenser cette flambée des prix.




C’est ce qui nous fait rester optimistes », a déclaré Ilham Kazzini dans une interview accordée à L’Écho touristique.

Admettant que l’aérien n’a jamais été un long fleuve tranquille, elle assure que la compagnie aérienne marocaine se prépare à pouvoir anticiper toute sorte de crise.

La réouverture de l’espace aérien marocain profite à Royal Air Maroc (RAM).

« Nous sommes très satisfaits, car les marchés ont répondu de manière forte, se réjouit la directrice du pôle commercial de la compagnie. Évidemment, tous n’ont pas réagi aussi vivement, mais le marché français, lui, a répondu très positivement.

Depuis la réouverture, nous avons presque retrouvé les niveaux de réservations que nous constations à la même période en 2019.

La reprise dépasse nos espérances. Nous pensions qu’après une si longue absence, le marché aurait adopté d’autres réflexes ».




Les réservations de dernière minute ne cessent de se multiplier.

« Ce qui est vraiment marquant, note la responsable, c’est la place toujours forte des réservations de dernière minute.

Nos clients achètent, en moyenne, à 10 jours du départ. C’est encore un délai très court. Nous constatons cependant qu’il a tendance à s’allonger.

Nos taux de réservations pour les vacances de Pâques ou le mois de juin, par exemple, progressent à vue d’œil. »

Selon elle, cela montre que le marché se projette, de nouveau, à plusieurs mois.

De quoi dissiper les craintes liées à la situation sanitaire et aux éventuelles fermetures de frontières.

« Nous avons la sensation que, dans l’esprit des clients, la page est en train de se tourner », est-elle persuadée.