La question de la frontière Maroc-Espagne débattue au Parlement espagnol

La question de la frontière Maroc-Espagne débattue au Parlement espagnol




Le parti politique espagnol d’extrême droite Vox et le Parti populaire (PP) se sont affrontés mercredi au Congrès au sujet des mesures de protection de la frontière de la ville occupée de Melilla avec le Royaume du Maroc, après les derniers assauts de migrants. Le Parti populaire n’est pas pour un détachement permanent des forces armées à la clôture, faisant allusion à la protection de l’OTAN, tandis que Vox milite pour. Le débat fait suite aux déclarations du ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, qui, interpelé la semaine dernière par les députés après les assauts de migrants à la frontière de Melilla, a dénoncé la « violence » de ces derniers.




Le ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a salué la bonne coopération migratoire avec le Royaume du Maroc. Les partis proches du pouvoir, le PSOE et Podemos, abondant dans le même sens, ont rappelé les actions engagées par l’Exécutif pour doter Ceuta et Melilla d’une « frontière intelligente ». Pour le député du Parti populaire Ricardo Tarno, le Royaume du Maroc est un « allié indispensable pour mettre fin à l’immigration irrégulière », rappelant à juste titre l’aide du Maroc qui a permis d’empêcher, plus d’une fois, des milliers de migrants d’entrer à Melilla. Selon le parlementaire, un déploiement permanent des forces armées demande une « collaboration spécifique » avec la Garde civile et la police nationale.




C’est pourquoi il a invité le parti politique espagnol d’extrême droite Vox à « moins de démagogie et de discours de peur » sur cette question de protection des villes autonomes par l’OTAN. De son côté, le député Vox, Javier Ortega Smith, a critiqué cette « contradiction absurde » du Parti populaire et de Vox sur cette question, assurant que « l’Europe ne survivra que si elle a des nations fortes » et des « frontières sûres ». Il a en outre reproché à Podemos de « soutenir » Vladimir Poutine qu’il considère comme un « dictateur, communiste, tyran », sans oublier de dénoncer les mineurs étrangers non accompagnés qu’il décrit comme des gangs de jeunes, ainsi que les migrants « qui causent l’insécurité dans nos rues ».