GME: l’Algérie donne une suite défavorable à une requête des États-Unis

GME: l’Algérie donne une suite défavorable à une requête des États-Unis




L’Algérie a donné une suite défavorable à une requête des États-Unis portant sur la réactivation du gazoduc Maghreb-Europe traversant le Royaume du Maroc dont elle a refusé de renouveler le contrat arrivé à expiration le 31 octobre dernier.

Le voisin de l’Est devrait à travers cette réactivation du gazoduc Maghreb-Europe augmenter ses fournitures de gaz au vieux continent en cette période de crise ukrainienne.

Lors de sa récente visite à Alger, la sous-secrétaire d’État américaine Windy Sherman a demandé aux autorités algériennes de réactiver le gazoduc Maghreb-Europe traversant le Royaume du Maroc afin de fournir davantage de gaz à l’Europe, rapportent des médias algériens.

Une manière pour les États-Unis d’appuyer les Européens.




Les Européens recherchent une alternative au gaz russe fournit à l’Europe à hauteur de 4%, après le déclenchement de la guerre entre la Russie et l’Ukraine.

Mais Washington s’est heurté au refus catégorique d’Alger.

Tout comme certains pays arabes, l’Algérie ne souhaite ni se mettre à dos la Russie (son partenaire) ni mettre à mal ses relations avec les Occidentaux.

La preuve en est que Toufik Hakkar, PDG de Sonatrach avait, dans une déclaration au journal algérien Liberté, annoncé que son pays était disposé à fournir davantage de gaz à l’Europe, en cas de baisse des exportations russes, mais son entreprise a par la suite nié les propos.

Les propos du responsable ont été « manipulés et déformés » par le quotidien, a affirmé Sonatrach, qui a d’ailleurs déposé plainte contre le journal algérien Liberté.