El Mundo: Pedro Sanchez a « plié devant le Maroc et a cédé le Sahara »

El Mundo: Pedro Sanchez a « plié devant le Maroc et a cédé le Sahara »




Le gouvernement espagnol a changé sa position sur le Sahara, son ancienne colonie, soutenant désormais le plan d’autonomie proposé par le Maroc. Une décision historique dans la politique étrangère de l’Espagne. Pour le quotidien espagnol El Mundo, Pedro sanchez espagnol a « plié devant le Maroc et a cédé le Sahara ». « L’Espagne considère que l’initiative d’autonomie est la solution la plus sérieuse, réaliste et crédible à ce conflit », a déclaré vendredi le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, lors d’une conférence de presse animée après la publication, quelques heures plus tôt, d’un communiqué du palais royal marocain annonçant ce changement de position.




Pedro Sanchez se rendra prochainement au Maroc pour officialiser cet accord, après la visite de José Manuel Albares qui devrait intervenir avant le 2 avril, fait savoir El Mundo, soulignant que l’Espagne cède ainsi une pierre angulaire de sa politique étrangère de ces 46 dernières années pour rétablir ses relations avec le royaume. De Franco à José Luis Rodríguez Zapatero, l’Espagne s’était toujours alignée sur les résolutions des Nations Unies qui préconisent une solution négociée entre le Maroc et le Front Polisario, les deux parties au conflit. Le Royaume du Maroc a salué cette nouvelle position de l’Espagne en faveur plan d’autonomie du Sahara.




De son côté, le Front Polisario la dénonce, estimant que « l’Espagne succombe au chantage et à la pression du Maroc. C’est une position qui ne correspond pas à la responsabilité politique et juridique de l’Espagne et qui conditionnera son rôle dans la résolution du conflit ». Ce revirement de position ouvre une « nouvelle étape » dans la relation bilatérale avec le Maroc « basée sur le respect mutuel », a précisé pour sa part le ministre espagnol qui a réaffirmé la détermination de l’Espagne à « affronter ensemble [avec le Maroc] les défis communs, notamment la gestion des flux migratoires en Méditerranée et en Atlantique, et à rétablir la circulation des personnes et des biens ».