Affaire Ghali: le Maroc renonce aux poursuites judiciaires contre les autorités espagnoles

Affaire Ghali : le Maroc renonce aux poursuites judiciaires contre les autorités espagnoles




Le Royaume du Maroc a décidé de mettre fin à l’action judiciaire en cours contre les autorités espagnoles, notamment contre Camilo Villarino, l’ancien directeur de cabinet de l’ancienne ministre des Affaires étrangères, Arancha Gonzales Laya, soupçonné d’avoir coordonné l’entrée en Espagne de Brahim Ghali, le leader du groupe séparatiste armé Polisario. La décision du Maroc d’éteindre cette action en justice intervient après le changement de position de l’Espagne sur le Sahara qui a sonné la fin de la longue et grave crise diplomatique entre les deux pays. Il y a quelques jours, le juge en charge de l’affaire Ghali, Rafael Lasala, avait décidé de ne pas maintenir sous enquête Camilo Villarino, qui n’est plus soupçonné de délits de dissimulation de documents et de prévarication, rappelle El Periódico de España.




Cette enquête a été ouverte après que l’avocat Antonio Urdiales a déposé une plainte au nom d’une famille marocaine qui aurait subi un préjudice personnel en raison de la crise diplomatique entre l’Espagne et le Maroc provoquée par l’arrivée de Ghali. Une autre plainte a été déposée par Mohamed Rachad Andaloussi Ouriaghli, un homme d’affaires marocain résidant en Espagne et très proche du gouvernement marocain. Selon des sources bien informées, ce dernier lorgne la présidence de la Chambre de commerce marocaine en Espagne. Depuis le changement de position de l’Espagne sur le Sahara, ces requérants marocains ont renoncé à faire appel de la décision du juge Lasala de ne pas poursuivre Villarino.




Ceci éteignant de fait les poursuites contre le ministère espagnol des Affaires étrangères qu’ils ont accusé pendant des mois d’avoir coordonné l’entrée « illégale » du chef des milices séparatistes armées du Polisario en Espagne, alors que deux informations judiciaires étaient ouvertes contre le leader sahraoui à Madrid. Selon des sources proches des deux accusations, celles-ci n’ont pas senti le besoin de faire appel parce qu’ils considèrent le dossier clos dès l’instant que le juge Lasala a indiqué dans sa dernière décision que le chef de l’Exécutif, Pedro Sanchez, est le véritable responsable de l’entrée de Ghali en Espagne, vu que plusieurs ministères ont participé à cette action commune.