Le Maroc veut aider le Royaume-Uni à se passer des hydrocarbures russes

Le Maroc veut aider le Royaume-Uni à se passer des hydrocarbures russes




En réaction à la guerre déclenchée en Ukraine par la Russie, le Royaume-Uni, qui a décidé de se passer des hydrocarbures russes d’ici fin 2022, peut compter sur le Royaume du Maroc qui est disposé à l’aider à atteindre son objectif. Kwasi Kwarteng, ministre britannique des Entreprises et de l’énergie avait annoncé sur Twitter que le Royaume-Uni allait arrêter d’ici fin 2022 les importations de brut et produits pétroliers russes. Le pays importe 5% du gaz russe. Le Premier ministre Boris Johnson annoncera, dans les semaines à venir, une nouvelle stratégie énergétique dans les semaines à venir. « Il est temps de nous passer des hydrocarbures de Poutine. On peut le faire. Ça va être dur mais ça vaudra le coup », a-t-il tweeté.




« Nous devons travailler avec des partenaires du monde entier pour aider à stabiliser les marchés mondiaux de l’énergie, investir massivement dans les technologies renouvelables et protéger les consommateurs britanniques. C’est ainsi que nous pouvons résister au chantage de Poutine », a ajouté le Premier ministre britannique Boris Johnson. Selon Ali Seddiki, un cadre de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), le Royaume du Maroc pourrait aider le Royaume-Uni à atteindre son objectif. « Géant des énergies renouvelables, le Royaume du Maroc dispose d’un « énorme potentiel » pour fournir ses ressources renouvelables au Royaume-Uni, a-t-il déclaré à Express.




« Le Maroc dispose d’abondantes ressources et nous y travaillons parce que nous utilisons ces énergies renouvelables pour alimenter actuellement notre économie et notre industrie. Le Maroc figure parmi les cinq premiers producteurs d’énergie renouvelable les plus rentables », a-t-il ajouté. Le responsable a en outre fait savoir que le Maroc et le Royaume-Uni envisagent de développer davantage leur partenariat dans le secteur des énergies renouvelables. « Le partenariat avec le Royaume-Uni sur les ressources renouvelables a commencé il y a des années. Nous avons travaillé sur des programmes communs pour préparer la COP26 et nous avons vu comment les entreprises britanniques pouvaient investir », a-t-il dit.