Le Maroc peut jouer un rôle stratégique entre l’Europe et l’Afrique

Le Maroc, de par ses atouts indéniables, peut jouer un rôle stratégique entre l’Europe et l’Afrique (ambassadeur du Maroc en France)




Le Maroc, de par sa politique africaine, son retour en 2017 au sein de l’Union Africaine et son intégration de principe par la CEDEAO et la Zlecaf, peut jouer un rôle stratégique entre l’Europe et l’Afrique, a souligné, mercredi à Paris, l’ambassadeur du Royaume en France, Mohamed Benchâaboun.

Mohamed Benchaâboun





Le Royaume, avec son statut d’associé avancé dans l’espace euro-méditerranéen et son ouverture sur les pays africains subsahariens, s’érige désormais en hub, a relevé le diplomate lors d’une rencontre organisée par la chambre de commerce franco-arabe sous le thème « Maroc-France, un avenir de « coopétition » à construire ».

Il ne s’agit pas d’un constat nouveau, a précisé M. Benchâaboun, car les politiques de coopération du Royaume, ses partenariats avec l’Union européenne et l’Afrique s’étalent sur plus d’un demi-siècle et doivent être analysés sur le temps long pour une projection dans l’avenir.

Selon le diplomate, qui est revenu sur les atouts indéniables du Maroc, les grandes réformes et les chantiers structurants engagés sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI et ses stratégies économiques sectorielles, cette projection passe cependant par une nécessaire révision et adaptation aux nouvelles configurations géopolitiques qui intègrent les défis en l’occurrence la sécurité, la lutte contre les changements climatiques et la maîtrise des migrations entre autres.




Il a fait observer que ces défis, s’ils sont relevés, assureront un véritable développement de l’Afrique et de l’Europe et donneront du sens à cet avenir de « coopétition », portée par la France et le Maroc, deux pays amis et alliés qui ont su développer une ‘’singulière et extraordinaire’’ relation appelée à se renforcer.

“Tout y milite pour favoriser ce qu’on qualifie de +l’Axe Paris-Rabat+, un nœud central de notre région”, a tenu à souligner l’ambassadeur, rappelant que le Maroc a fait le choix de l’ancrage au marché européen, bénéficie d’un statut avancé et s’est engagé depuis une décennie dans une véritable mutation économique et politique”.

Et M. Benchâaboun d’enchaîner qu’en partenaire déterminé, le Maroc a su se fixer un cap politique et économique et favoriser les tendances qui vont dans le sens du processus de rapprochement avec les normes et réglementations européennes, faisant remarquer que la densité de ses relations avec la France est illustrée par les liens humains, culturels et économiques, le Maroc abritant quelque 38 groupes français du CAC 40.




Il constitue en ce faisant, le premier partenaire économique et commercial dans la rive sud-méditerranéenne de la France.

“On ne peut mesurer le partenariat maroco-français qu’à l’aune de plusieurs décennies au cours desquelles France et Maroc ont consolidé un partenariat stratégique exemplaire, au niveau de tous les secteurs d’activité”, a souligné le diplomate, en notant que de par sa position de carrefour entre l’Afrique, l’Europe, le Maghreb et le monde arabe, le Maroc constitue un réel prolongement géostratégique pour la France.

Dans son mot de bienvenue, le président de la Chambre de commerce franco-arabe, Vincent Reina, a souligné que cette rencontre, qui s’est déroulée en présence de diplomates de plusieurs pays arabes ainsi que des représentants de grandes entreprises et de PME-PMI, d’industriels, en plus de sociétés de services, témoigne du grand intérêt que porte la Chambre au Royaume.

Le Maroc ne cesse d’impressionner depuis des années par ses progrès, ses réformes et ses plans de développement, a-t-il expliqué.




L’ambassadeur du Royaume en France, Mohamed Benchâaboun a mis en avant entre autres la gestion exemplaire par les autorités marocaines de la crise sanitaire.

M. Reina est revenu par la même occasion sur les plans “stratégiques ambitieux et volontaristes” mis en place par le Royaume ces dernières années dans les différents domaines (industrie, infrastructures, énergies renouvelables…) outre les réformes structurantes opérées dans notamment le domaine social, rappelant entre autres le Nouveau modèle de développement.

Il a, toutefois, déploré un recul des échanges commerciaux entre le Maroc et la France, qui a été dépassée depuis des années par d’autres partenaires du Royaume, appelant en ce sens à insuffler une nouvelle dynamique à la relation économique entre les deux pays.

La rencontre a été suivie d’un débat sur les défis à relever par les deux pays entre M. Benchâboun et l’assistance, qui a souligné que le Maroc et la France ont tout à gagner en renforçant davantage leurs relations.