Maroc: les pompistes menacent de faire grève

Maroc: en colère, les pompistes menacent de faire grève




La grogne des membres de la Fédération nationale des propriétaires, commerçants et gérants des stations-service au Maroc (FNPCGS) persiste à cause de la flambée du prix des carburants à la pompe et de l’absence de dialogue avec le ministère de la Transition énergétique. Ils menacent de faire grève si le gouvernement ne trouve pas de solutions aux problèmes qui minent, disent-ils, leur secteur.

Dans un communiqué, « la fédération appelle le gouvernement à la table des négociations, afin de trouver des solutions aux problèmes du secteur, mais aussi pour revoir les dispositions du Code des hydrocarbures ».

« Aujourd’hui, il est urgent d’engager le dialogue avec le gouvernement. On doit ensemble pouvoir réactiver les dispositions du Code des hydrocarbures. Les textes sont prêts. Nos propositions sont également prêtes.

Il faut discuter pour qu’on puisse mettre fin à un statu quo qui n’a que trop duré », a déclaré Reda Nadifi, secrétaire général de la Fédération nationale des propriétaires, commerçants et gérants des stations-service au Maroc.




Durement touchés par la flambée du prix des carburants, les membres de la Fédération nationale des propriétaires, commerçants et gérants des stations-service au Maroc demandent une exonération de la cotisation minimale, dont le montant est calculé sur la base du chiffre d’affaires.

« L’augmentation vertigineuse du chiffre d’affaires du fait de la flambée du prix des carburants ne reflète aucunement la réalité des bénéfices des propriétaires de stations-service étant donné que les marges réalisées sont fixes quel que soit le prix de vente aux consommateurs », explique la fédération.

Au cas où leur cri de détresse ne serait pas entendu, les pompistes se disent prêts à faire grève. D’ores et déjà, la fédération appelle l’ensemble de ses membres à « se mobiliser et se préparer à une grève nationale générale, si le silence de la tutelle perdure ».

Elle entend par ailleurs saisir le Conseil de la concurrence, afin de « défendre les professionnels et le pouvoir d’achat des consommateurs ».