L’Algérie cherche à s’approprier le caftan marocain

L’Algérie cherche à s’approprier le caftan marocain, réaction d’un journaliste algérien




Bon nombre d’internautes algériens affirment avec force que le caftan et de la jellaba sont algériens, créant ainsi une vaine polémique. Un journaliste algérien tente d’y couper court. Alors que des internautes algériens revendiquent la paternité du caftan et de la jellaba, le journaliste algérien Oualid Kebir a, dans une vidéo mise en ligne sur YouTube, affirmé que la djellaba et le caftan sont des tenues traditionnelles marocaines que les Algériennes vivant dans l’Ouest de leur pays ont adoptées au cours des dernières décennies. « En plus de porter une tenue traditionnelle et Hayek avant l’ouverture des frontières, certaines femmes de l’ouest algérien portaient également caftan et jellaba.




Après l’ouverture des frontières en 1988, cependant, la jellaba marocaine et le caftan ont commencé à dominer la tenue vestimentaire locale », raconte-t-il. « Ce caftan est marocain, et les femmes algériennes ont commencé à le porter beaucoup après l’ouverture des frontières en 1988 », a-t-il souligné. « Alors que plusieurs coutumes et traditions marocaines ont commencé à se répandre dans l’ouest de l’Algérie après l’ouverture des frontières en 1988, de nombreux Algériens ont commencé à revendiquer à tort ces coutumes comme les leurs », a encore souligné le journaliste algérien. Selon lui, cette attitude est due au fait qu’en acquérant une culture unique qu’ils n’avaient pas auparavant, les Algériens ont voulu se l’approprier.




Les fêtes de mariage et Amariya (lorsque les mariés sont soulevés et présentés à leurs invités) figurent parmi les autres traditions marocaines qui sont pratiquées dans les régions occidentales de l’Algérie. Oualid Kebir estime par ailleurs que le régime au pouvoir algérien redoute l’effet massif que les traditions marocaines pourraient avoir sur le peuple algérien. « C’est l’une des raisons pour lesquelles l’Algérie refuse désormais d’ouvrir ses frontières avec le Maroc », a-t-il soutenu. Le journaliste algérien Oualid Kebir conclue que si les frontières terrestres n’étaient pas restées fermées depuis 1994, la culture marocaine aurait déjà influencé la vie de bon nombre d’Algériens.