Afrique: le Maroc appelle à recenser les réfugiés victimes du changement climatique

Le Maroc appelle au recensement des réfugiés victimes du changement climatique en Afrique




Le Maroc a appelé jeudi devant le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) au recensement et l’enregistrement des réfugiés et des personnes déplacés victimes du changement climatique en Afrique, et à leur protection de toute sorte d’exploitation. L’ambassadeur représentant permanent du Royaume auprès de l’Union africaine et de la CEA-ONU, M. Mohamed Arrouchi, qui intervenait lors de la réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine consacrée au thème «Changement climatique, la paix et la sécurité en Afrique», a souligné l’impératif du recensement et de l’enregistrement des réfugiés et des personnes déplacés victimes du changement climatique en Afrique.




L’ambassadeur représentant permanent du Royaume auprès de l’UA et de la CEA-ONU a appelé à leur protection de toute sorte d’exploitation. Le diplomate marocain a noté avec préoccupation les impacts disproportionnés croissants du changement climatique sur l’Afrique et les défis posés au développement socio-économique du continent. Tout en rappelant le nombre des réfugiés susceptible d’atteindre 250 millions de personnes à cause du changement climatique, l’ambassadeur du Maroc a appelé à la mise en œuvre des décisions pertinentes de la conférence qui demandent à la Commission de l’UA d’assurer le caractère civil des camps, la protection, le recensement et l’enregistrement des réfugiés et des personnes déplacées et leur protection contre toute forme d’exploitation.




L’ambassadeur représentant permanent du Royaume auprès de l’Union africaine et de la CEA-ONU, M. Mohamed Arrouchi qui conduit la délégation marocaine à cette session, a appelé à une approche globale pour faire face aux défis posés par le changement climatique et qui interfèrent avec la paix et la sécurité sur le continent. La délégation marocaine a souligné dans ce cadre la nécessité de continuer à soutenir et à renforcer les trois commissions climat créées lors de la COP22 qui s’est tenue à Marrakech en 2016, afin de faciliter la mise en œuvre de l’Accord de Paris dans toute l’Afrique, en se concentrant sur la région du Sahel, le bassin du Congo et les États insulaires africains.