Algésiras: la police débordée après la reprise du trafic maritime avec le Maroc

Algésiras : la police débordée après la reprise du trafic maritime avec le Maroc




Un syndicat de la police alerte à nouveau sur le manque de personnel pour faire efficacement face à l’afflux important de Marocains résidant en Europe qui passeront par Algésiras avec leurs véhicules pour se rendre au Royaume du Maroc cet été dans le cadre de l’Opération Marhaba 2022.

Le ministère de l’Intérieur espagnol a donné son feu vert pour engager les préparatifs de l’Opération Marhaba 2022 qui se déroulera du 15 juin au 15 septembre, après deux années consécutives d’annulation pour raison de crise sanitaire/crise diplomatique.

Ceci, après la reprise, mardi 12 avril, des liaisons maritimes entre l’Espagne et le Royaume du Maroc, et l’accès aux ferries pour les passagers avec véhicules depuis lundi dernier, fait savoir le quotidien espagnol généraliste « La Razón ».




Le syndicat de la police JUPOL avait déjà mis en garde contre le manque de personnel, en cette période particulière de fin prochaine du mois de Ramadan et de vacances de Pâques.

« Le manque de personnel dont souffre le commissariat d’Algésiras est critique à la frontière maritime, ce qui laisse présager d’une situation chaotique dès la reprise du trafic de passagers avec le Royaume du Maroc.

Plus de 300 policiers ont demandé à quitter le Campo de Gibraltar cet été », avait alerté le syndicat.

Le jour de la reprise des liaisons maritimes, ce manque de personnel a provoqué une longue file de véhicules à Algésiras, les policiers étant en nombre réduit pour mener les opérations de contrôle.

Le syndicat rappelle que la frontière maritime d’Algésiras est « la principale entre l’Afrique et l’Europe ».




Et de ce point de vue, la frontière maritime d’Algésiras a besoin d’un personnel hautement qualifié pour assurer le contrôle des pièces afin d’arrêter les détenteurs de « faux documents qui tentent d’entrer en Europe de manière irrégulière ou quitter le continent pour échapper à la justice ».

Le gouvernement espagnol n’a pas réagi à la demande du syndicat de renforcer le personnel de sécurité à la frontière.

Mercredi, le syndicat de la Garde civile JUCIL a aussi exprimé ses craintes face au chaos qui pourrait survenir en cas de réouverture des frontières terrestres à Ceuta et Melilla.

Le syndicat de la Garde civile JUCIL rappelle la crise migratoire de mai à Ceuta ou les assauts massifs à Melilla en mars dernier au cours desquels une cinquantaine d’agents ont été blessés par des migrants qui ont fait preuve d’une rare violence.