(Vidéo) Ligue des champions d’Afrique: le Wydad de Casablanca qualifié pour les demi-finales

(Vidéo) Le Wydad de Casablanca qualifié pour les demi-finales de la Ligue des champions d’Afrique de football




Le Wydad de Casablanca s’est qualifié pour les demi-finales de la Ligue des champions d’Afrique de football, après son nul 0-0 face aux Algériens du CR Belouizdad, en quart de finale retour, samedi au complexe sportif Mohammed V. Les Rouges poinçonnent leur ticket à la faveur de leur victoire 1 à 0, en match aller.

En quart de finale aller, samedi dernier à Alger, le Wydad de Casablanca, réduit à dix, s’était imposé sur le but de Guy Mbenza à la 46e minute.

En éliminant Belouizdad, les Rouges signent une 6e qualification pour le dernier carré en 7 ans. Historique, même si la manière n’y était certainement pas.

En sortant les Algériens de Belouizdad, le Wydad n’a pas administré une leçon de football mais d’histoire. Dans le contenu, à l’aller comme au retour, la production des Rouges a été minimale, timide. A Alger, ils avaient l’excuse d’évoluer à 10 pendant plus de 80 minutes. Mais hier, à Casablanca, ils n’avaient aucune excuse.




Tétanisés par l’enjeu? Ralentis par la qualité de l’adversaire venu jouer son va-tout? Les Rouges, confortés par le résultat de l’aller, ont pris un gros risque en décidant d’attendre et de gérer. Ils ont souffert jusqu’au bout.

On sait que coach Walid n’aime pas prendre le jeu à son compte. Il préfère attendre ou plutôt laisser venir l’adversaire, l’aspirer, avant de le piquer. Il aime le jeu en transition et il a les joueurs pour. Hier, peu après la pause, cela a failli fonctionner. Comme très souvent cette saison.

Mais le plan de Regragui n’a pas marché. Alors son équipe a appris à souffrir, à plier sans rompre, même si elle a joué avec le feu et s’est fait (trop) peur dans les ultimes secondes d’une partie crispante au possible.

Dans le contenu, le Wydad n’a donc strictement rien montré. Si ce n’est la solidité de ses lignes arrières et de ses nerfs, surtout. Il faudra donc s’en contenter.




Mais sur le papier, le Wydad a réussi quelque chose d’absolument remarquable. Une 4ème qualification consécutive pour le dernier carré. Jamais aucune formation marocaine n’y était parvenue, ni les FAR des années 1980, ni le Raja de la fin des années 1990.

Mieux encore : sur les 7 dernières éditions de la C1, en comptant la présente, les Rouges ont, à 6 reprises, atteint au moins la demi-finale. Leur « pire » performance fut un quart perdu face aux Algériens de Sétif en 2018. C’est dire. Pour le reste, ils ont gagné une finale (2017, face à Al Ahly), perdu une autre finale (2019, face à l’Espérance), et joué trois demi-finales (perdues face au Zamalek en 2016, Al Ahly en 2020, Kaizer Chiefs en 2021).

Une telle constance dans la performance, une telle régularité au plus haut niveau, une telle « permanence » méritent d’être saluées. Chapeau. Parce qu’il n’y a aucun hasard, pas à ce niveau. Il y a un travail de fond qui est mené et qui porte ses fruits. Cela prouve aussi qu’il y a une excellence qui est désormais inscrite dans les gênes du club.

En sept ans, l’effectif a beaucoup changé, les entraineurs aussi, et bien sûr le « style » de jeu. Nous sommes passés, entre autres, du jeu plutôt ouvert et direct de Toshack au système cadenassé de Ammouta, et du jeu de possession de Benzarti au jeu de transition de Regragui (qui a un côté réaliste et calculateur à la Didier Deschamps). Dans tous les cas, le Wydad est toujours là. Il a toujours assuré.




Il faut savourer ce moment présent avant de revenir sur terre pour imaginer la suite. Le Wydad retrouve les Angolais de Petro Atletico en demi-finale, avec l’avantage de recevoir au retour.

Il faut faire attention et ne pas se fier à la dernière confrontation des deux équipes. Il y a eu 5-1 pour les Rouges, il y a à peine quelques semaines à Casablanca. Mais c’était en phase de poule et les Angolais étaient déjà qualifiés.

Auparavant, il y a eu un match aller à Luanda (2-1 pour les Angolais) où le Wydad a littéralement été «mangé» par son adversaire. Cela, non plus, il ne faut pas l’oublier. Le Petro, c’est du lourd. Une équipe joueuse, portée vers l’avant, qui attaque par vagues sur les côtés, avec des joueurs mobiles et habiles balle au pied. C’est de loin la meilleure formation qui s’est dressée cette saison sur le chemin du Wydad, et qui peut très mal dans les confrontations à élimination directe.

On aura bien sûr l’occasion d’en reparler. Pour l’instant, savourons!