(Vidéo) Ramadan: les associations confrontées à une pénurie de dons

(Vidéo) Ramadan: les associations confrontées à une pénurie de dons




Plus de deux semaines après le début du mois de ramadan, l’ASBL « Chicago back » qui s’est donné pour mission d’offrir 1000 repas par jour aux plus démunis, est dans l’impasse.

La flambée des prix de produits de première nécessité et la vie chère rendent la tâche difficile aux bénévoles.

« Chicago » est un quartier situé à quelques minutes de la Grand-Place de Bruxelles et non loin de la commune de Molenbeek.

De nombreuses personnes vivent dans la précarité et c’est à elles que l’ASBL offre quelque 1000 repas par jour.

Seulement, les bénévoles manquent de certains produits essentiels comme l’huile, la viande.

Les dons se font rares à cause de la conjoncture. Pour Oumi, une des bénévoles, ce n’est pas facile comme situation.




« Nous manquons d’huile, de viandes qui sont indispensables pour la préparation des repas que nous offrons.

Sinon nous avons en quantité suffisante des pommes, de la tomate, de l’oignon, du céléri. Mais le reste fait défaut ».

Les réserves se sont épuisées au fil du temps.

Pourtant l’année passée, malgré la situation engendrée par la crise sanitaire, il y avait suffisamment de denrées pour faire face au challenge de 1000 repas par jour.

Cette année, pour compenser le manque, les bénévoles font preuve de créativité, explique Yasmine Ben Mahou, cofondatrice de l’ASBL.

« Ce sont les recettes de grand-mère qui nous sauvent actuellement. Le jour où on a de la viande, c’est bon sinon on se rabat sur les lentilles, les pois cassés.




On essaye de nous arranger pour avoir quelque chose à offrir afin d’honorer nos engagements.

On ne peut pas dire aux gens, il n’y a pas à manger aujourd’hui, revenez demain. C’est déjà bien d’avoir un repas qui rassasie ».

Mais la tâche n’est pas aisée pour les bénévoles.

« Ce n’est pas facile. On se demande chaque ce qu’on pourra préparer demain, le jour suivant.

C’est un peu stressant mais le sourire sur le visage de ceux qui viennent vers nous est assez réconfortant ».

Yasmine Ben Mahou appelle les bonnes volontés à se manifester davantage pour permettre à cet acte solidaire de prospérer.

Elle dit comprendre la situation actuelle et espère que tout rentrera dans l’ordre pour le bonheur de tous ceux qui dépendent de Chicago Back.