Maroc: urgence d’en finir avec le phénomène des faux gardiens de voitures

Maroc: urgence d’en finir avec le phénomène des faux gardiens de voitures




À Fès comme partout ailleurs au Royaume du Maroc, les comportements de certains gardiens de voitures exaspèrent bon nombre de citoyens qui demandent la suppression de leur activité.

De leur côté, les experts appellent, eux, à l’instauration d’une réglementation avec des textes clairs et stricts.

Non-respect des autorisations, comportements déplacés avec les clients, tarifs exagérés, agressions, mafia de location des espaces, assassinat dernièrement d’un jeune homme à Fès par un gardien de voitures…

Les comportements de certains gardiens de voitures laissent à désirer.

Bon nombre d’internautes en ont ras-le-bol et appellent à nouveau à la suppression définitive du phénomène des « gilets jaunes » à travers des campagnes lancées sur Facebook et Twitter comme « Boycott-moul-gilet », ou « Noud Arri AlaKtafek » (autrement dit ironiquement : « Retrousse tes manches et va trouver un emploi ».




Les spécialistes n’épousent pas l’idée de suppression définitive du phénomène des « gilets jaunes ».

Selon eux, un contrôle rigoureux de ce secteur, qui fonctionne dans l’anarchie absolue, s’avère nécessaire.

« La gestion des espaces de stationnement et des parkings est régie par la Loi organique 113-14 relative aux communes, dont l’article 83 évoque clairement les prérogatives communales en la matière », explique à Le Matin Jalal Hakimi, avocat au barreau de Casablanca.

En vertu de cet article, « la commune crée et gère les services et équipements publics nécessaires à l’offre des services de proximité dans les domaines du transport public, y compris l’assainissement liquide et solide et les stationnements des véhicules », ajoute-t-il.

Selon les spécialistes, il faut se pencher sur la prolifération des faux gardiens de voitures.




« Si des personnes travaillent légalement avec des autorisations ou des contrats de gestion déléguée, conclus par les Communes ou les Conseils municipaux avec des sociétés, d’autres ne sont pas agréées », confirme Saïd El Mouhtadi, coordinateur général des associations professionnelles de gardiennage de voitures à Casablanca.

En lieu et place d’une éventuelle suppression définitive des « gilets jaunes », il estime que le combat devrait être mené contre ceux qui ne sont pas autorisés à exercer ce métier et qui ne cessent de gêner les citoyens au quotidien.

Pour résoudre ce problème épineux, les spécialistes proposent l’instauration d’une réglementation avec des textes clairs et stricts.

Aussi, appellent-ils les autorités locales à s’inspirer des expériences de pays ayant précédé le Maroc dans la gestion de ce type de problèmes comme l’Égypte.