The Economist avance que le Maroc et l’Algérie semblent prêtes à entrer en conflit

Un magazine britannique avance que le Maroc et l’Algérie semblent prêtes à entrer en conflit




Les relations demeurent tendues entre le Royaume du Maroc et l’Algérie. Partant de plusieurs postulats, un magazine britannique avance que « les deux parties semblent prêtes à entrer en conflit. Inévitable guerre entre le Royaume du Maroc et l’Algérie ? The Economist a consacré un article à la crise entre les deux pays voisins. Se basant sur leurs budgets militaires, le magazine d’actualité hebdomadaire britannique émet l’hypothèse d’un conflit entre Alger et Rabat. « Avec un budget de défense de 9,1 milliards de dollars, l’Algérie est le sixième plus grand importateur d’armes au monde. Le Royaume du Maroc a dépensé 5,4 milliards de dollars pour ses forces armées l’année dernière.




Soit une augmentation d’environ un tiers par rapport à 2019. Il se classe dans le top 10 mondial pour la part des dépenses militaires dans le PIB; celle de l’Algérie est de 5,6% contre 4,2% pour le Maroc », fait savoir l’auteur de l’article. Certains « Algériens bien informés affirment que l’affrontement avec leur voisin pourrait même dégénérer en guerre », fait-il encore savoir, avant de faire la genèse des tensions entre le Royaume du Maroc et l’Algérie. D’autres « semblent (par contre) moins enclins au conflit que leurs dirigeants ». Les plus jeunes auraient préféré que leur gouvernement « se concentre sur l’emploi et l’économie plutôt que de brandir des sabres contre son voisin ».




En Algérie, le chômage frise les 12%, et atteint un record chez les jeunes. Quant à l’inflation, elle a atteint 8,5% en 2021. Pour la publication, « une crise avec le Royaume du Maroc est un moyen de rallier des Algériens de plus en plus frustrés. » Pour rappel, l’Algérie a rompu ses relations diplomatiques avec le Royaume du Maroc le 24 août 2021. Près d’un mois après, soit le 22 septembre 2021, elle a fermé son espace aérien aux avions marocains militaires et aux avions marocains civils ainsi qu’à tous les avions ayant un numéro d’immatriculation marocain. Le règlement du conflit artificiel au Sahara marocain reste un des points de friction entre les deux pays, bien que l’Algérie affirme qu’elle ne fait pas partie de ce conflit.