« Après le Sahara, le Maroc s’en prendra à Ceuta et Melilla »

« APRÈS LE SAHARA, LE MAROC S’EN PRENDRA À CEUTA ET MELILLA »




Le vice-président et ministre du Trésor des îles Canaries, Roman Rodriguez, a réitéré la position du gouvernement canarien sur le Sahara, à savoir la reconnaissance du droit à l’autodétermination, soulignant qu’après le Sahara, le Royaume du Maroc s’attaquera à Sebta et Melilla. « Nous ne partageons pas les envies annexionnistes du Maroc, nous les combattons », a déclaré le vice-président canarien, en réponse à une question du député de Podemos Canarias, Manuel Marrero sur les changements de positions des gouvernements espagnol, français et allemand sur le Sahara, craignant que ces revirements ne conduisent l’Union européenne à revoir aussi sa position sur la question.




Le vice-président et ministre du Trésor des îles Canaries, Roman Rodriguez espère que le Maroc ne parviendra « jamais » à exercer sa souveraineté sur le Sahara, à moins que le peuple sahraoui n’en décide ainsi, ajoutant qu’après le Sahara, le royaume va tenter d’annexer les villes autonomes de Sebta et Melilla et les eaux canariennes. C’est pourquoi le vice-président canarien estime qu’il est urgent d’agir pour délimiter la frontière avec les eaux marocaines et préserver la souveraineté du Sahara, fait savoir Canarias7. Le vice-président et ministre du Trésor des îles Canaries, Roman Rodriguez a par ailleurs rappelé que le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, sera dans l’archipel le 26 mai.




José Manuel Albares sera dans l’archipel pour expliquer le changement de position du gouvernement espagnol et ses éventuelles conséquences pour les îles. Le ministre devra aussi donner les raisons de l’absence des îles Canaries dans la commission hispano-marocaine sur l’immigration qui travaille à mettre en place des mécanismes pour « dissuader » les migrants. En revanche, le ministre Albares a déjà assuré que les îles Canaries prendront part aux travaux de la commission de négociation des eaux territoriales visant à délimiter la frontière entre les eaux canariennes et marocaines « dans le cadre de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer ».