France: 3 Marocains condamnés pour violence en réunion et séquestration

FRANCE : TROIS MAROCAINS CONDAMNÉS POUR VIOLENCE EN RÉUNION ET SÉQUESTRATION




À Chalabre, le tribunal a condamné mercredi trois Marocains à des peines de prison pour violence en réunion et séquestration. Visé par un mandat d’arrêt, un des prévenus était absent au procès.

Il est probablement rentré au Maroc. Les faits se sont déroulés dans la nuit du 15 au 16 octobre 2019 à Chalabre.

Mouhsine (30 ans), Ouail, un quadragénaire et Ilham, une femme de 33 ans montent à bord du véhicule de Ouail à Carcassonne, pour se rendre au domicile de Rémy (54 ans) à Chalabre.

llham toque à la fenêtre. « Moushine m’a demandé d’aller toquer à la fenêtre pour qu’il m’ouvre. Je ne voulais pas le faire, mais il a menacé de me tuer. J’y suis allée à visage découvert.

Il pensait que si c’était une femme qui se montrait, il ouvrirait sa porte plus facilement. C’est ce qu’il a fait. C’est le seul rôle que j’ai eu dans cette histoire, je le jure.




Le reste du temps, je suis restée dehors », a déclaré la prévenue à la barre. Rémy lui ouvre la porte.

Ouail et Moushine, cagoulés et gantés, le plaquent au sol, le frappent, l’étranglent et le menacent avec un couteau de cuisine, lui martelant : « Il est où le coffre, il est où ?

Tu vas nous dire où tu le caches ! », rapporte La Dépêche du Midi. Ils ligotent le quinquagénaire, le séquestrent, violentent avant de torturer. « Il n’y a pas de coffre-fort ! », lui lancent les voleurs.

Rémy leur a dit qu’il ne possédait qu’un portefeuille et des cartes bancaires. Furieux, l’un des deux hommes l’imbibe d’essence et agite un morceau de tissu en feu près de lui.

« Je n’ai jamais fait ça, Madame la présidente. Je n’ai jamais voulu aller jusque-là, je ne suis pas fou. C’était dangereux pour Rémy et pour nous ! C’est Moushine.




Il est devenu fou ! », se défend Ouail depuis le box vitré. Un peu avant 1 h du matin, ils quittent la maison de la victime en emportant avec eux deux cartes bancaires, 90 euros en liquide, un téléphone portable, une tablette.

Ils rallient Carcassonne, où ils retirent 600 € à la Caisse d’épargne de l’avenue du Général-Leclerc.

Alors qu’ils pensaient avoir réussi leur coup sans laisser de trace, les enquêteurs découvrent sur place un gant en laine sur lequel l’ADN de Ouail sera identifié.

C’est ainsi qu’ils réussissent à interpeller Moushine et Ilham neuf mois plus tard. À l’issue du délibéré, le tribunal rend son jugement : Ouail écope de quatre ans d’emprisonnement ferme avec mandat de dépôt.

Même peine pour Moushine probablement rentré au Maroc. Il est visé par un mandat d’arrêt. Quant à Ilham, elle a été condamnée à 12 mois de prison assortis d’un sursis probatoire.