France: un Marocain poignarde un «sorcier» qu’il accuse de la mort d’Hassan II

FRANCE: UN MAROCAIN POIGNARDE UN «SORCIER» QU’IL ACCUSE DE LA MORT D’HASSAN II




Un Marocain résidant en France fait face à la justice française pour des faits d’agression à l’arme blanche. Il avait poignardé à quatre reprises un “sorcier” qu’il accuse de la mort de son fils et du roi du Maroc. Le délibéré sera rendu le 8 juin prochain. Les faits se sont déroulés en 2019. Un Marocain résidant en France depuis 40 ans poignarde un homme à quatre reprises dans sa voiture à Stiring-Wendel. Alertés, les policiers sont arrivés sur lieux. À leur arrivée, la victime était au volant de sa voiture avec plusieurs blessures profondes au niveau du ventre. Les policiers ont trouvé 500 € dans sa voiture. L’auteur présumé se trouvait à quelques mètres du véhicule.




La victime a regagné son domicile après 50 jours d’hospitalisation et 15 jours dans le coma. Selon les explications de l’auteur présumé, la victime est « un terroriste et un sorcier » qu’il voulait arrêter. Les deux hommes ont vécu dans le même foyer il y a 40 ans. La victime est « une sorte d’imam qui fait des prières chez les gens », explique la présidente du tribunal, Aurélie Fine. À la barre, le prévenu, un homme âgé de 67 ans, explique qu’il lui verse la somme de 300 € chaque mois depuis 20 ans pour qu’il protège ses proches, rapporte Le Républicain Lorrain. Mission qu’il n’a réussie à accomplir : le sexagénaire a perdu son fils qui a mis fin à ses jours il y a quelques années.




Le sexagénaire reproche à la victime de n’avoir pas protégé son fils. Selon lui, le “sorcier” est aussi responsable de la mort de l’ex-roi du Maroc, Hassan II, décédé en 1999 et de bien d’autres personnes. Le prévenu ne souffre d’aucun trouble du comportement. D’après l’expertise psychiatrique, il est un homme introverti et influençable, ayant subi un déracinement total lors de sa venue en France. Il y a un « doute sur la volonté de donner la mort, mais pas sur l’intention de porter des coups », estime le Procureur de la République, qui requiert trois ans d’emprisonnement, dont deux avec sursis. Le verdict est attendu le 8 juin prochain.