Brahim Ghali menace le Maroc et l’Espagne

BRAHIM GHALI MENACE LE ROYAUME DU MAROC ET LE ROYAUME D’ESPAGNE




Le chef de la milice séparatiste du polisario, financée par l’Algérie, Brahim Ghali, a menacé de « poursuivre » le recours aux armes pour « imposer » une création d’un faux État dans le Sahara marocain. Il s’est aussi rendu à l’évidence que la position de l’Espagne sur le Sahara marocain ne changera pas.

Dans une interview accordée la chaîne de télévision espagnole « Telecinco », le séparatiste qui vit aux ordres du commandement militaire algérien est revenu sur plusieurs sujets, notamment la prise d’armes des membres de sa milice, mais aussi la position de Madrid concernant le Sahara marocain.

Dans une nouvelle déclaration, le chef de faction séparatiste sahraouie a réaffirmé l’intention du polisario de mener des opérations armées. Son « chef d’état major », Mohamed Lakik Luali, avait menacé ouvertement de mener des opérations commando depuis le Sahara marocain contre les intérêts du Royaume.

Et Brahim Ghali de confirmer cette option dans cet entretien accordé à une télévision espagnole, affirmant qu’à travers ce moyen, il imposera la création d’un « Etat sahraoui » dans les provinces sahariennes marocaines.




Dans une menace, il a affirmé que les membres de son groupe séparatiste vont « poursuivre la lutte (armée) pour imposer leur droit à l’autodétermination et l’établissement d’un Etat sahraoui et atteindront les objectifs », ajoutant qu’il ne s’agit que « d’une question de temps ».

Il a également menacé l’Espagne, pays pour lequel il a travaillé en tant qu’espion (la photo de sa carte espagnole d’espion a été révélée dans les médias), en indiquant que le Royaume ibérique devra « payer des factures ».

Brahim Ghali et l’Algérie ont très mal accueilli la nouvelle position de l’Espagne vis à vis du dossier régional du Sahara marocain, en voulant le sortir du statut quo et cela, en appuyant le plan d’autonomie marocain, largement plébiscité par la communauté internationale qui souhaite en finir avec près de 50 ans d’un faux conflit créé par Alger.

Le leader séparatiste a dit espérer qu’Alberto Nunez Feijoo, nouvellement élu à la tête du Parti populaire (droite), « soit la solution », en modifiant la position de l’Espagne s’il venait à devenir chef du gouvernement.




En réalité, la position de l’Espagne concernant le Sahara marocain n’est pas une position personnelle de l’actuel Premier ministre socialiste, Pedro Sanchez, président du gouvernement espagnol, mais une position d’État.

Le processus de discussions avec le Royaume du Maroc (à la suite de la crise diplomatique provoquée par l’accueil illégal de Brahim Ghali en 2021 alors que poursuivi pour des affaires de génocide, de torture, de disparitions forcées et de viol…) était parrainé par le Roi d’Espagne Felipe VI lui-même, ce qui démontre l’étendue et la force de cette position.

Le chef du groupe séparatiste armé Brahim Ghali s’est finalement rendu à cette évidence, puisqu’il a poursuivi: « Nous espérons que l’Espagne changera ses positions sur la question sahraouie mais je sais que les partis politiques de l’opposition (en Espagne) adoptent une politique et lorsqu’ils arrivent au pouvoir ils en adoptent une autre ».

Le patron de la droite espagnole, le Parti populaire, ne s’est pas prononcé sur la question du Sahara marocain.




Ses seules interventions à ce sujet se sont inscrites dans la logique de la critique du gouvernement actuel comme n’importe quel parti de l’opposition ferait, mais aussi parce que le PP cherche à reprendre sa place légitime de leader de l’opposition.

D’ailleurs, lors de l’accueil de Brahim Ghali en avril dernier en Espagne dans le dos du Maroc, et en lui faisant endosser une fausse identité algérienne, après un accord avec l’Algérie, le Parti populaire a été l’un des plus vindicatifs en critiquant le gouvernement.

La droite espagnole n’est pas une alliée du clan séparatiste sahraoui, historiquement cela a été le cas de la gauche radicale, comme Podemos qui apporte son soutien ouvertement à cette milice, mais les socialistes soutiennent le Maroc dans cette affaire.

Lorsque la droite espagnole était au pouvoir, l’Espagne n’avait pas entretenu de relations avec les séparatistes sahraouis et les relations avec le Maroc étaient excellentes, et il serait impensable que Alberto Nunez Feijoo (en ayant de grandes chances de remporter les prochaines législatives) menace les intérêts suprêmes et stratégiques de l’Espagne ou déstabilise sa relation avec le Maroc pour un groupe armé violent.