Sebta: sans trafic de marchandises, l’économie est au point mort

SEBTA: SANS TRAFIC DE MARCHANDISES, L’ÉCONOMIE EST TOUJOURS AU POINT MORT




La non réactivation du trafic de marchandises à la frontière de Sebta avec le Maroc, affecte gravement l’économie de la ville autonome qui attend toujours la création d’une douane commerciale pour retrouver son statut de « ville commerciale ».

La réouverture de la frontière de Sebta est effective depuis mardi dernier, mais seules les personnes sont autorisées à la traverser. Pour le moment, aucun trafic de marchandises n’est admis, rappelle ABC.

La décision a été mal accueillie par les acheteurs qui usent de ruse pour contourner les contrôle. « Un client a acheté des chaussures et a dû les porter en même temps pour ne pas se faire prendre », explique un gérant de magasin de chaussures Piccolo dans le centre-ville.

Bref, l’économie n’est pas encore relancée à Sebta. La preuve, un seul cambiste sur les douze habituels, a repris du service à la frontière.




L’activité n’est pas légale, mais c’est le seul moyen d’échanger rapidement des devises. « Ils changent dix ou 20 euros pour le taxi ou le bus. Il n’y a pas de grosses sommes pour faire du shopping », souligne le cambiste.

En revanche, le secteur touristique connaît un peu plus de réussite, avec l’affluence notée dans les hôtels, les restaurants, les cafétérias et les bars comme celui de la plage de Punta de Africa, à environ 50 mètres de la frontière, où s’arrêtent les voyageurs pour prendre de l’eau ou un café.

Les entrepreneurs de Sebta espèrent que l’ouverture de la frontière aux travailleurs frontaliers le 31 mai, permettra de relancer l’économie de la ville autonome.

« Nous espérons que le bureau de douane commerciale sera légalement reconnu et doté des moyens appropriés lui permettant de fonctionner correctement », a déclaré pour sa part, Juan Jesús Vivas, le président de Ceuta.