Un Marocain meurt dans l’incendie de la prison de Bordeaux-Gradignan

UN MAROCAIN MEURT DANS L’INCENDIE DE LA PRISON DE BORDEAUX-GRADIGNAN




Un incendie s’est produit dans la prison de Bordeaux-Gradignan et a coûté la vie à un premier détenu d’origine marocaine, blessant gravement un autre, de nationalité algérienne. Les deux victimes partageaient la même cellule dans ce centre pénitentiaire décrié pour sa surpopulation. La prison de Bordeaux-Gradignan ne contient que 240 cellules pour 608 détenus. Suite au drame, une enquête a été diligentée pour déterminer les causes de la mort du détenu âgé d’une vingtaine d’années. Son codétenu a été transporté à l’hôpital dans un état grave, selon le parquet et des syndicats de la prison la plus surpeuplée de France. Le feu aurait démarré vers 18h50 dans la cellule atteinte par des « fumées très épaisses », a dit Hubert Gratraud.




Hubert Gratraud est le délégué FO au centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan. Malgré la rapidité avec laquelle les gardiens ont réagi, ils ne sont parvenus qu’à « extraire un des détenus, né en 1984 en Algérie et dont le pronostic vital était engagé lorsqu’il a été pris en charge par les pompiers et le SAMU. Les secours ne pouvaient que constater le décès du second individu né en 2002 au Maroc », selon le parquet de Bordeaux. Les deux détenus étaient « en détention provisoire pour des faits de viols en réunion », a précisé le parquet qui a ordonné une autopsie et des « analyses toxicologiques ». N’eut été une altercation qui a poussé à déloger un troisième détenu de la cellule, les victimes seraient au nombre de trois.