Maroc: ruée des entreprises et touristes israéliens

RUÉE DES ENTREPRISES ET TOURISTES ISRAÉLIENS VERS LE MAROC




La normalisation des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël intervenue en décembre 2020 provoque une ruée des entreprises et touristes israéliens vers le royaume. Depuis plus d’un an, le Maroc et Israël ont ouvert un nouveau chapitre dans leurs relations, lesquelles ont connu une avancée significative. Nombreuses sont les entreprises israéliennes qui s’intéressent au royaume et y investissent. Lundi, la chaîne de télévision israélienne i24News a inauguré deux bureaux au Maroc, un à Rabat et le second à Casablanca. Une soirée de gala a été organisée sur le célèbre site du Chellah, à Rabat dans le cadre de l’ouverture de ces bureaux.




500 personnalités marocaines, israéliennes et étrangères ont participé à cette soirée de gala. En février, le groupe israélien Gandyr à travers sa filiale Marom s’est allié à Gaia Energy Maroc. En tout, 13 milliards de dirhams seront investis au cours des deux prochaines années, dans le secteur des énergies renouvelables au Maroc dans le cadre ce partenariat. Dans la même dynamique, des entreprises israéliennes soumissionnent pour de grands projets d’approvisionnement en eau, dont une usine de dessalement pour Casablanca. Ils s’investissent aussi dans la pêche, la culture du cannabis et le gaz. Le Maroc a récemment accueilli des startups israéliennes.




Il y a notamment SupPlant, une entreprise qui est dédiée à l’agriculture de précision qui calibre l’irrigation en fonction de la météo et en fonction du type de sol. « Il y a un intérêt si élevé. […] C’est fou », a déclaré à The Economist un diplomate israélien. Coté tourisme, les Israéliens affluent au Royaume du Maroc. Certains Israéliens viennent faire la fête, d’autres viennent au Royaume du Maroc pour visiter les sanctuaires ou bien pour redécouvrir les racines familiales. À noter que quelque 700 000 Israéliens sont d’origine marocaine. Le Royaume du Maroc s’attend à accueillir 200 000 touristes israéliens cette année, soit quatre fois plus depuis l’accord.