Sahara marocain: les États-Unis ont fait pression sur l’Espagne

SAHARA MAROCAIN: LES ÉTATS-UNIS ONT FAIT PRESSION SUR L’ESPAGNE




La politique étrangère espagnole en Afrique du Nord n’est pas conduite uniquement à Madrid.

Elle est fortement influencée par les États-Unis.

En témoigne le rôle joué par Washington dans le changement de position de l’Espagne sur le Sahara marocain.

Les États-Unis ont toujours été d’un grand soutien pour l’Espagne.

Des documents de l’agence américaine de renseignement CIA indiquent que la Marche verte marocaine sur son Sahara a été une réussite parce que les États-Unis et Don Juan Carlos ont signé un accord selon lequel l’Espagne devait céder le Sahara au Royaume du Maroc et à la Mauritanie, en échange d’un soutien total des États-Unis pour traverser cette période difficile de transition vers la démocratie.

Les relations avec le Royaume du Maroc et l’Algérie ont été souvent compliquées.




Mais les dirigeants espagnols ont su maintenir un difficile équilibre avec les deux pays, jusqu’à ce que la politique étrangère d’Arancha González Laya fasse pencher la balance vers l’Algérie au détriment du Royaume du Maroc , une tendance qu’essaie d’inverser l’actuel Ministre espagnol des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares, au grand dam de l’Algérie.

C’est ce qu’analyse le quotidien espagnol La Razón, soutenant que le président américain Joe Biden a effectivement  joué un rôle dans la décision du président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, de soutenir en mars le plan d’autonomie du Sahara qui est proposé par le Royaume du Maroc.

Le plan d’autonomie présenté par le Royaume en 2007 constitue la proposition la plus crédible et la plus sérieuse pour une solution durable et définitive au différend artificiel autour du Sahara marocain.




La preuve en est que des contacts réguliers ont été maintenus, entre janvier et mars, par le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares et la secrétaire d’État adjointe, Wendy Sherman.

La responsable américaine a effectué deux visites discrètes à Madrid au cours de la période, ainsi que des tournées en Afrique du Nord et en Turquie.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares avait aussi rencontré Anthony Blinken, le chef de la politique étrangère américaine.

On sait aussi que la lettre du président du gouvernement d’Espagne, Pedro Sánchez, à Mohammed VI est une copie presque parfaite de celles envoyées par l’Allemagne et la France, lesquelles sont le reflet de la lettre de l’ex président américain Donald Trump pour reconnaître la souveraineté marocaine sur son Sahara.