Prix des carburants: le Maroc doit avancer dans le chantier de la transition énergétique

FLAMBÉE DES PRIX DES CARBURANTS : LE MAROC DOIT AVANCER DE PIED FERME DANS LE CHANTIER DE LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

L’on croyait la hausse passagère, mais elle prend depuis quelques semaines des dimensions alarmantes. Partout dans le monde, les prix des carburants à la pompe refusent de tendre vers le bas, conséquence de la persistance du climat d’incertitude qui pèse sur l’offre de pétrole brut au vu des tensions géopolitiques qui s’aggravent.




Le Royaume du Maroc, pays étroitement dépendant du marché international dans le volet des énergies fossiles, est dans l’obligation d’avancer dans le chantier de transformation énergétique, estime l’économiste Mehdi Fakir.

Dans des propos accordés à 2M, l’expert rappelle d’abord que le Royaume du Maroc a fait le choix de libéraliser les prix des hydrocarbures au vu du poids lourd que leur subvention engendre sur les caisses de l’État.

L’économie nationale était donc appelée à accuser de plein fouet les répercussions d’une telle crise à l’international, notamment la hausse actuelle de l’inflation que l’économiste Mehdi Fakir qualifie d’«importée, étant donné que la quasi-totalité de notre consommation en termes d’énergies fossiles provient de l’extérieur».




L’économiste attire aussi l’attention sur la hausse des tarifs du fret maritime, principal moyen d’acheminement des énergies fossiles et de leurs dérivés, ce qui aboutit à un coût de revient très élevé pour les distributeurs en ce qui concerne les carburants.

Pour apporter des solutions concrètes à ces challenges qui rongent le pouvoir d’achat du consommateur, une volonté politique forte est exigée, assure l’économiste Mehdi Fakir.

L’avancement du chantier du Gazoduc Maroc-Nigéria, et ses retombées bénéfiques à terme sur les économies des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Royaume, en est l’un des exemples.

Parallèlement à ces initiatives qui permettent de réduire les coûts d’approvisionnement, « il faut avancer de pied ferme dans le chantier de la transition énergétique pour limiter la dépendance vis-à-vis du pétrole et de ses dérivés sur le long terme», conclut l’économiste.