ONU: le Maroc conteste le «statut d’observateur» de l’Algérie au Sahara marocain

ONU : LE MAROC CONTESTE LE «STATUT D’OBSERVATEUR» DE L’ALGÉRIE AU SAHARA MAROCAIN

La semaine dernière, dans une lettre destinée au Conseil de sécurité, le représentant permanent de l’Algérie auprès de l’Organisation des Nations unies a revendiqué «le statut d’observateur » de son pays sur la question du Sahara occidental.




Dans une lettre destinée au Conseil de sécurité, le représentant permanent de l’Algérie auprès de l’ONU a revendiqué «le statut d’observateur » de l’Algérie sur la question du Sahara occidental.

Ce sont des allégations que le Royaume du Maroc a catégoriquement rejetées dans une missive qui a été adressée au président de l’instance exécutive des Nations unies.

«L’Algérie est citée à cinq reprises, au même titre que le Royaume du Maroc, dans les dernières résolutions du Conseil de sécurité: 2468, 2494, 2548 et 2602», a écrit l’ambassadeur Omar Hilale.

Le diplomate marocain a noté que le voisin de l’Est sort de ses gonds à chaque reconnaissance de la souveraineté du Royaume du Maroc sur la province, par des pays tiers.

«L’Algérie est le seul pays au monde à se permettre de contester, avec virulence, la décision souveraine des pays qui ouvrent des consulats généraux à Laayoune et Dakhla», a souligné l’actuel représentant permanent du Royaume du Maroc aux Nations unies à New-York.




Et le représentant permanent du Maroc auprès de l’Organisation des Nations unies d’ajouter qu’Alger n’hésite pas à rappeler ses ambassadeurs pour consultations en riposte à l’inauguration d’une représentation diplomatique au Sahara marocain (c’est le cas de la Côte d’Ivoire en 2020) ou à suspendre son traité d’amitié avec un État tiers, par mesure de rétorsion, à son appui au plan d’autonomie au Sahara marocain (c’est le cas de l’Espagne en 2022).

Pour rappel, le 30 mai dernier, dans des déclarations à la presse de son pays, l’envoyé spécial de l’Algérie pour le Sahara occidental, Amar Belani, a estimé que les nombreuses victoires diplomatiques du Royaume du Maroc sont «fictives» et que la vingtaine de chancelleries qui sont ouvertes dans le Sahara marocain, à Dakhla et à Laâyoune, dont celles d’États arabes, sont des «consulats fantômes payés sur les deniers publics».