Révélations sur l’affaire du patron français accusé de harcèlement sexuel à Tanger

RÉVÉLATIONS SUR L’AFFAIRE DE L’EX-PATRON FRANÇAIS ACCUSÉ DE HARCÈLEMENT SEXUEL À TANGER

Suite à de nouvelles révélations sur l’affaire de l’ex-patron français accusé de harcèlement sexuel sur de jeunes employées à Tanger, les enquêteurs ont convoqué une vingtaine de nouveaux témoins.




L’affaire Jacques Bouthier, ex-patron français accusé, avec plusieurs de ses collaborateurs, de harcèlement sexuel, continue de livrer ses secrets jour après jour.

Aujourd’hui, ce sont pas moins de 20 nouveaux témoins qui ont été convoqués par les services de la police judiciaire en charge de ce dossier, sachant que six personnes sont déjà poursuivies, rapporte Al Akhbar dans son édition du lundi 18 juillet.

Les sources de la publication indiquent également que l’enquête a révélé que certaines des plaignantes dans cette affaire s’étaient vu offrir de grosses sommes d’argent pour retirer leur plainte et ainsi permettre à l’ex patron français et ses complices de s’en sortir.

D’après le journal, la brigade judiciaire enquête également sur ces tentatives de corruption.




D’ailleurs, une nouvelle plainte a été déposée contre l’un des responsables au sein de l’entreprise que dirigeait Jacques Bouthier.

Toujours d’après Al Akhbar, plusieurs sources évoquent une imminente évolution majeure dans ce dossier, l’enquête ayant permis d’identifier plusieurs personnes soupçonnées de faire partie du réseau mis en place par l’ex-patron français pour faire tomber ses victimes.

Il s’agirait de plusieurs directeurs et responsables de la société, dont des femmes particulièrement pointées du doigt.

Comme le rappelle le journal, cinq collaborateurs de Jacques Bouthier avaient déjà été traduits devant un juge d’instruction et mis en détention provisoire à la suite de plaintes d’anciennes employées de l’entreprise tangéroise de l’ex-patron français.




Parmi ces personnes, se trouvaient deux femmes dont les noms reviennent souvent dans les plaintes des présumées victimes. Elles auraient, en effet, joué un rôle direct dans l’exploitation sexuelle de ces dernières.

Notons qu’avant la septième plainte faisant état de tentatives de corruption des victimes, six autres plaintes avaient été déposées.

L’une des victimes présumées a même récemment pris la parole, lors d’une conférence de presse organisée à Tanger, pour expliquer comment elle a été harcelée sexuellement.

Elle a expliqué s’être vu proposer des avantages financiers et des promotions professionnelles en contrepartie d’actes sexuels avec l’ex-patron, ce qu’elle a refusé. Elle s’est alors trouvée dans l’obligation de quitter son emploi.

D’après le journal, la plaignante aurait affirmé détenir des preuves accablantes contre l’ex-patron français.