Paris: le corps d’un mineur marocain retrouvé brûlé sur les rails du métro

PARIS : LE CORPS D’UN MINEUR MAROCAIN RETROUVÉ CALCINÉ SUR LES RAILS DU MÉTRO

Le corps calciné d’un jeune homme, qui pourrait être un mineur non accompagné, a été retrouvé tôt ce samedi matin sur les rails du métro aérien de la ligne 6 à Paris.




Selon Le Parisien, le corps a été retrouvé aux alentours de 5h45 sur les voies, entre les stations Pasteur et Sèvres-Lecourbe (XVe), calciné, probablement en raison de la formation d’un arc électrique. Vers 1 heure du matin, la police nationale est alertée par la police municipale à propos de deux individus en train de dégrader des tôles de chantier pour s’introduire sur le toit d’un local désaffecté sous la station Sèvres-Lecourbe. Les agents de la police leur demandent de descendre mais les deux individus refusent et prennent la fuite en escaladant des barrières avant de se retrouver sur le métro aérien. Non habilitée à cheminer sur les rails, la police ne recherche pas les fugitifs sur les voies mais continue de patrouiller aux alentours.




Des agents du GPSR de la RATP (Groupe de Protection et de Sécurisation des Réseaux) patrouillent eux sur les quais. Les jeunes n’ayant pas été retrouvés, le dispositif de recherche a été levé dans la nuit. Mais à la reprise du trafic, un conducteur de métro fait la macabre découverte : le corps d’un individu, calciné, se trouve sur un rail de traction, utilisé pour faire passer l’alimentation en énergie électrique, entre les deux stations de métro. Selon le journal, une enquête a été ouverte pour déterminer s’il s’agit bien d’un des deux jeunes aperçus la veille sur le toit du local désaffecté, et confirmer son âge. Sur les réseaux sociaux, Fatiha de Gouraya, présidente de l’association SOS Migrants mineurs, a confirmé que le défunt est Marocain.




«L’un de nos frères marocains, extrêmement vulnérable, est décédé électrocuté. Une enquête s’impose», a indiqué la présidente de l’association SOS Migrants mineurs Fatiha de Gouraya sur son compte Facebook, rappelant qu’il y a quelques jours, «malgré un appel des pompiers pour une prise en charge à l’hôpital, les pompiers étaient repartis sans même prendre la peine d’examiner son état», alors qu’il était pourtant «dans un état physique et psychique aggravé». «A côté du lieu du drame, se trouve un foyer pour jeunes marocains dont le nombre de places est passé à une dizaine à peine pour une centaine à la rue. Combien de morts marocains faudra-t-il encore pour que la mairie de Paris réagisse ?», dénonce elle Fatiha de Gouraya.