La Banque mondiale prête plus de 5 milliards de dirhams au Maroc

CAPITAL HUMAIN : LA BANQUE MONDIALE ACCORDE UN PRÊT DE PLUS DE 5 MILLIARDS DE DIRHAMS AU MAROC

Le Maroc et la Banque mondiale (BM) ont signé, lundi à Rabat, un accord de financement de 500 millions de dollars (5,1 milliards de dirhams) représentant la première tranche du prêt consacré au renforcement du capital humain pour un Maroc résilient.




Signé par le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa et le directeur du département Maghreb et Malte à la Banque mondiale, Jesko Hentschel, ce financement vise à améliorer la protection contre les risques sanitaires, les pertes de capital humain dans l’enfance et la pauvreté pendant la vieillesse.

Il vise aussi à améliorer la gestion des risques climatiques et la résilience face aux événements catastrophiques.

Dans une déclaration à la presse à cette occasion, Fouzi Lekjaa a relevé que la signature de cet accord de financement, permet de déployer la réforme la plus importante et la plus fondamentale qui concerne la société marocaine, initiée par le roi Mohammed VI.




Aujourd’hui, l’accompagnement des institutions internationales en l’occurrence la BM dénote que cette réforme est de taille et crédible, se déroule bien sur le terrain et donne de la légitimité à l’action gouvernementale en vue de réussir ce défi à l’horizon 2025 et garantir les conditions d’une vie digne pour l’ensemble des marocaines et marocains, a-t-il souligné.

Le financement proposé s’articule autour de trois piliers, le premier comprend des mesures visant à renforcer les ressources physiques et humaines pour améliorer les services de santé offerts à tous les bénéficiaires et à inscrire jusqu’à 11 millions de travailleurs non-salariés et leurs personnes à charge et à intégrer jusqu’à 11 millions de personnes actuellement inscrites au Régime d’Assistance Médicale dans l’assurance maladie obligatoire.




Le second pilier comprend des mesures visant à mettre en œuvre le programme des allocations familiales et à élargir la couverture des régimes de retraite.

Cette réforme comprend l’adoption de décrets et d’autres textes législatifs pour assurer une gouvernance, une identification et un ciblage appropriés de la réforme de la santé et de la protection sociale.

Quant au troisième pilier, il vise l’amélioration de la résilience aux catastrophes naturelles et aux risques climatiques, notamment par le renforcement du cadre institutionnel et de coordination pour la gestion des risques liés aux catastrophes et au climat, la création de comités de coordination réunissant les principales parties prenantes et l’amélioration des mécanismes de transfert des risques tels que l’assurance agricole.