Un ancien diplomate algérien ne croit pas à la main tendue du roi Mohammed VI

UN ANCIEN DIPLOMATE ALGÉRIEN NE CROIT PAS À LA MAIN TENDUE DU ROI MOHAMMED VI

Abdelaziz Rahabi, diplomate et ancien ministre algérien, a réagi à la nouvelle main tendue du roi Mohammed VI à l’Algérie qui n’entretient plus de relations diplomatiques avec son pays.




« Le discours du roi du Maroc Mohammed VI à l’occasion de la fête du trône évoque les relations avec l’Algérie dans les mêmes termes que ceux des années dernières », fait remarquer le diplomate algérien dans une déclaration à TSA.

Aux yeux de ce dernier, cette déclaration « ne peut représenter un événement diplomatique ni ouvrir des perspectives ».

Il rappellera que la tradition et les usages internationaux recommandent que la bonne volonté ou une offre de dialogue soient précédés de mesures conséquences, qualitatives et à la hauteur de l’objectif déclaré.

L’ancien ministre fait encore remarquer qu’une fois encore, le souverain rend l’Algérie responsable de l’échec de la construction maghrébine, du mauvais état des relations bilatérales et cherche à accréditer le sentiment d’un Maroc victime mais disposé au dialogue.




De plus, le diplomate et ancien ministre algérien note que les conditions (« actes hostiles ») qui ont prévalu à la rupture entre les deux pays sont encore présentes et n’ont pas été évoquées par le roi Mohammed VI.

« … Le Maroc officiel anime une opération de diabolisation de l’Algérie en la présentant comme un allié des puissances et groupes anti-occidentaux et sa diplomatie comme hostile aux intérêts américains et européens dont il serait le meilleur défenseur », estime l’ancien ambassadeur d’Algérie en Espagne, citant la campagne contre la position de l’Algérie sur la guerre en Ukraine et les tentatives marocaines d’impliquer l’Algérie dans les tensions entre l’Iran, les pays du Golfe et Israël.




Le Royaume du Maroc tenterait d’impliquer l’Algérie dans ces tensions alors que l’Algérie « ne porte aucune responsabilité de quelque nature que ce soit ».

Sur le plan bilatéral, le Royaume du Maroc poursuit « une stratégie qui est franchement hostile à l’Algérie en cherchant à déprécier et à falsifier notre longue et riche histoire (NDLR: 🤣), à s’attaquer notamment, dans ses réseaux sociaux, à l’institution présidentielle qu’il désigne librement par ailleurs, comme l’interlocuteur privilégié et à mener une guerre systématique contre l’armée algérienne et son commandement », accuse encore l’ancien ambassadeur d’Algérie en Espagne Abdelaziz Rahabi.