Adil El Arbi et Billal Fallah choqués par la suppression de leur film «Batgirl»

CINÉMA : ADIL EL ARBI ET BILLAL FALLAH «CHOQUÉS» PAR LA SUPPRESSION DE LEUR FILM «BATGIRL»

Les réalisateurs belgo-marocains du film «Batgirl», Adil El Arbi et Bilall Fallah se sont dits «choqués» que leur film de super-héros à 90 millions de dollars ait été supprimé par Warner Bros Discovery et ne sortira plus sous aucun format. Le studio a en effet annoncé que l’adaptation cinématographique du personnage de DC Comics serait abandonnée.




Le film a mis en vedette Leslie Grace dans le rôle-titre, aux côtés de Michael Keaton dans le rôle de Batman.

Il ne pourra finalement être vu ni dans les salles de cinéma, ni sur la plateforme de streaming HBO Max, a rapporté The National News.

«Nous sommes attristés et choqués par la nouvelle. Nous n’arrivons toujours pas à y croire», ont écrit les deux réalisateurs belgo-marocains sur Instagram.

Les deux cinéastes estiment «essentiel» que leur travail soit montré au public.

«Bien que le film soit loin d’être terminé, nous souhaitons que les fans du monde entier aient l’opportunité de voir eux-mêmes le résultat final», ont-ils plaidé via les réseaux sociaux.

Le tournage principal est déjà finalisé, ainsi qu’«une grande partie du travail de post-production (où des effets spéciaux, du son et des graphiques sont ajoutés)», selon The National News.




Cette décision a été ressentie comme un séisme à Hollywood, où les vétérans de l’industrie du cinéma américain ont considéré que la décision concernant «Batgirl» était «sans précédent», surtout lorsqu’un film est près d’être terminé et qu’il a nécessité un budget aussi important.

L’opus «semble avoir été victime d’un changement de stratégie d’entreprise, après la fusion entre Warner Bros et Discovery», explique-t-on.

Selon Variety, le magazine américain qui est consacré à l’industrie du spectacle, le vide de 90 millions de dollars qui a été laissé dans le bilan du studio sera probablement traité via «une dépréciation fiscale (un processus par lequel les entreprises réduisent leur exposition à l’impôt en soustrayant les pertes de leurs bénéfices)».