La CEDH rejette la demande de suspension de l’expulsion de Hassan Iquioussen

LA COUR EUROPÉENNE DES DROITS DE L’HOMME (CEDH) REJETTE LA DEMANDE DE SUSPENSION DE L’EXPULSION DE HASSAN IQUIOUSSEN

La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a rejeté, ce jeudi, une demande de suspension de la mesure d’expulsion vers le Maroc de l’imam Hassan Iquioussen.




La Cour européenne des droits de l’Homme, qui siège à Strasbourg, a été saisie mercredi par l’imam marocain, au titre de l’article 39, qui permet à l’instance d’ordonner aux États des «mesures provisoires» lorsque les requérants sont exposés à «un risque réel de dommages irréparables». Le prédicateur marocain Hassan Iquioussen, qui invoquait les dispositions de la convention européenne des droits de l’Homme sur l’interdiction de la torture et des traitements inhumains et dégradants, sur le droit au respect de la vie privée et familiale, sur la liberté de pensée, de conscience et de religion ou bine encore sur la liberté d’expression, a ainsi vu sa requête rejetée.




Le ministre français de l’Intérieur a de nouveau justifié, jeudi, l’expulsion de l’imam. Intervenant sur CNews, il a déclaré que Hassan Iquioussen avait tenu «des propos ouvertement antisémites, ouvertement xénophobes, ouvertement homophobes, ouvertement anti-femmes». Il «n’a rien à faire sur le sol national», a-t-il insisté. Mardi 2 août, Gérald Moussa Darmanin a affirmé que le Maroc a délivré un «laisser-passer consulaire» pour «expulser manu militari» l’imam marocain, ajoutant que Hassan Iquioussen est inscrit au fichier des personnes recherchées. Le ministre avait lui-même annoncé, la semaine dernière, que l’imam marocain allait être «expulsé du territoire français».