Maroc: une action en justice contre Human Rights Watch sera déposée aux États-Unis

MAROC : L’ACTION EN JUSTICE CONTRE HUMAN RIGHTS WATCH SERA BIEN DÉPOSÉE AUX ÉTATS-UNIS

L’organisation internationale Human Rights Watch (HRW) sera visée par une plainte, après la publication de son dernier rapport concernant la situation au Royaume du Maroc, notamment celle de journalistes qui ont été condamnés pour viol et attentat à la pudeur, dont Omar Radi et Soulaimane Raïssouni.




Avocate de la partie civile dans le cadre des procès concernés, Me Aïcha El Guellaa a confirmé cette information auprès de Yabiladi, tout en fustigeant la méthodologie du rapport de l’ONG.

«Ce rapport a porté atteinte à la dignité des victimes plaignantes et les a diffamées, en arguant qu’elles auraient été « utilisées » par les autorités marocaines; c’est une violence exercée à l’encontre de personnes reconnues victimes par la justice», nous a déclaré Me El Guellaa, également présidente de l’Association marocaine des droits des victimes (AMDV).

L’avocate considère «partiale» la démarche du rapport, «dans le sens où il en ressort que seuls les mis en cause, leur défense et leurs familles ont été entendus et que la parole de l’autre partie a été totalement passée sous silence».




Aïcha El Guellaa estime que «ces fausses accusations» s’ajoutent à «la somme de toutes les formes de violences qui pèsent sur les victimes, qui, rappelons-le, ont subi des préjudices sur le plan moral, social, économique et psychique, accentuant ainsi leur situation de vulnérabilité».

«Elles ont décidé de porter plainte et pour le moment, nous sommes en discussion avec elles, afin de nous préparer à constituer le dossier devant la justice américaine», a-t-elle ajouté.

Mardi 2 août, l’Association marocaine des droits des victimes a tenu une conférence de presse, où le contenu du rapport de Human Rights Watch a été qualifié de «biaisé», après que l’ONG internationale a considéré «inéquitables» les procès et les condamnations des journalistes marocains, dans le cadre d’affaires d’attentat à la pudeur, mais aussi d’espionnage, d’atteinte à la sécurité de l’État ou de blanchiment d’argent.